Rendlesham : le Roswell Anglais ? - Vu 10547 fois.
Que s’est-il passé entre le 26 et le 28 septembre 1980 près des bases militaires anglo-américaines de Bentwaters et de Woodbridge, séparées par la forêt de Rendlesham (Suffolk, Angleterre) ? Deux nuits de suite, des lumières inhabituelles furent aperçues dans les bois par les patrouilleurs chargés de la sécurité de la base. Ayant reçu l’ordre de se rendre sur place, ceux-ci découvrirent un étrange engin triangulaire irradiant une très vive lumière posé dans une clairière ; l’un des militaires put même s’en approcher et le toucher avant que l’objet ne s’élève doucement, disparaissant ensuite subitement. La nuit suivante, une lumière identique fut observée dans un autre endroit de la forêt. Cette fois, les militaires dépêchés sur place n’eurent pas le temps de s’approcher : l’engin lumineux fusa vers le ciel avant de se séparer en cinq objets distincts qui s’évanouirent au-dessus d'eux. Juste après, trois nouveaux engins firent leur apparition, confirmés par une signature sur les radars de la base, avant qu’un quatrième ne se joigne à eux, projetant un rayon lumineux en direction des militaires médusés. Leur étrange manège dura près de trois heures, durant lesquelles l’un des objets s’approcha suffisamment près de la base militaire pour projeter l’un de ses rayons sur des installations ultra-secrètes… L’affaire de Rendlesham est l’un des cas les plus spectaculaires d’apparition d’ovnis à proximité d'un site stratégique militaire, et bon nombre d’ufologues la considèrent – à juste titre – comme l’une des dates-clés de leur discipline. Ce documentaire très fouillé, qui associe enquête de terrain, interview de témoins d’époque, et reconstitution minutieuse des faits, tente de jeter la lumière sur cette affaire extraordinaire.
. Un endroit stratégique
Les bases militaires de Bentwaters et de Woodbridge sont situées au cœur du Suffolk, à 110 kilomètres au nord-est de Londres. De longue date, l’armée a fait de cette région un théâtre d’expérimentation de ses armes secrètes : gaz moutarde pendant la Première Guerre Mondiale, radars et armes expérimentales durant la Seconde Guerre. En 1980, alors que l’Europe est encore en pleine Guerre Froide, ces bases, cédées à l’armée Américaine en 1951, abritent près de 1000 avions et 4000 militaires prêts à intervenir en cas de conflit avec le bloc communiste. Des armes nucléaires y seraient également stockées, en violation flagrante des accords internationaux de l’époque. C’est dans ce contexte particulièrement sensible qu’à lieu la première apparition de lueurs inexpliquées, à l’aube du 27 décembre 1980.
. Une lumière dans le ciel
Jim PENNINSTON, un militaire chargé de la sécurité de la base, est informé par sa hiérarchie du possible écrasement d’un avion dans la forêt de Rendlesham, située entre les deux bases. Il se rend aussitôt sur place en compagnie d’autres soldats. Plus les hommes s’approchent du lieu du crash supposé, plus ils comprennent qu’ils n’ont pas à faire à quelque-chose d’ordinaire. Une vive lumière illumine en effet la forêt ; bientôt, celle-ci révèle les contours d’un objet posé au sol. De forme pyramidale et d’aspect métallique, celui-ci mesure approximativement 2,70m de long et 2m de haut. Tandis qu’il s’en approche, PENNINSTON note que le revêtement de l’engin est noir et lisse comme du verre ; il ne comporte aucune entrée, aucun hublot ou orifice, ni le moindre moteur. A l’avant gauche, le militaire remarque des inscriptions qu’il décrira comme étant des « symboles inconnus ». L’objet émet une vive lumière pulsante ; une lumière rouge clignote à son sommet, et de petites lueurs bleues papillonnent autour de sa base. Tandis que le militaire inspecte sa surface, l’objet s’élève silencieusement au dessus des arbres puis disparaît dans le ciel à une vitesse extraordinaire. Fin du premier acte.
. Bis repetita
Ebranlés par ce qu’ils ont vu, les militaires retournent à la base. Le rapport qu’ils font de ces événements met leur hiérarchie en ébullition. L’enquête sur ce qui s'est passé n’a même pas encore démarré officiellement que les lueurs mystérieuses sont de nouveau signalées la nuit suivante. Cette fois, le lieutenant-colonel Charles HALT, commandant en second de la base, prend personnellement la tête de la patrouille qui se rend dans la forêt de Rendlesham pour tenter de localiser l’engin responsable du phénomène. Le groupe est équipé de lunettes de vision nocturne, de compteurs Geiger, d’appareils photo et d’une caméra. HALT se munit également d’un petit dictaphone sur lequel il enregistrera une partie des événements de la nuit. Ces bandes, dont on entend une partie dans le documentaire, constituent un témoignage unique dans l'histoire de l'ufologie.
Arrivés sur la zone du « crash » de l’engin, les militaires découvrent une trouée dans les arbres et des branches brisées parsemant le sol de la forêt. A terre, trois marques circulaires sont parfaitement visibles, suggérant l’hypothèse qu’un engin tripode se soit posé là. Des marques de brûlures sont également visibles sur certains troncs d’arbres ; les compteurs Geiger y relèveront des traces de radioactivité dix fois supérieures à la normale ! Puis HALT aperçoit une lumière entre les arbres ; lui et ses hommes la suivent jusqu’à un champ voisin, mais ils n’ont pas le temps de s’approcher plus : l’objet s’élève lentement au-dessus du sol et se met à pulser avant de se scinder en cinq sphères lumineuses qui fusent à toute vitesse dans le ciel. Juste après, de nouveaux engins lumineux font leur apparition, émaillés de lumières rouges, vertes et bleues. Commence alors un étrange ballet aérien que les militaires pourront observer durant plusieurs heures. L’un des engins s’avance même vers eux et balaie le sol avec un étrange faisceau lumineux ; puis il s’éloigne en direction de la base et inspecte certaines installations à l’aide de ce rayon. Les engins disparaissent ensuite en un clin d’œil, comme s’ils s’étaient volatilisés.
. Une tentative de dissimulation de l’armée ?
De retour à la base, le lieutenant-colonel HALT rédige un rapport édulcoré des faits dont il a été témoin la nuit précédente. Il connaît l’omerta qui règne dans l’armée à propos des ovnis et sait qu’il doit se montrer extrêmement prudent dans la façon dont il va relater ces événements. Et en effet, ses supérieurs ne tardent pas à « enterrer » l’affaire. Mais en coulisses, l’armée s’agite. Les plus hautes autorités militaires sont mises au courant de l’incident de Rendlesham ; dans le plus grand secret, un haut gradé de l’armée de l’air Américaine se déplace sur la base. Toutes les pièces relatives à l’affaire sont saisies : rapports écrits, films, photos, enregistrements. Les militaires qui ont été témoins des faits font l’objet d’interrogatoires serrés et sont fermement invités à se taire. Certains seront même contraints de signer des rapports relatant des faits falsifiés! Plus inquiétant encore, un certain nombre de soldats récalcitrants à se taire vont être confiés aux « bons soins » des agents de l’OSI (Bureau des Affaires Spéciales), véritables « Men in Black » chargés d’enquêter secrètement sur les phénomènes ovni. L’un de ces militaires, Larry WARREN, aurait ainsi été victime de ces agents très spéciaux. Il affirme avoir subi des injections de drogues hallucinogènes destinées à implanter de faux souvenirs dans sa mémoire. Le but de cette manœuvre : créer chez le sujet un état de confusion mentale dans le but de décrédibiliser son témoignage. Vous avez dit complot gouvernemental ?
. Rebondissement
Comme à Roswell en 1947 – parallèle que le documentaire établit d’ailleurs très judicieusement – on assiste à une vaste entreprise de désinformation et de manipulation orchestrée par l’armée. Le but : faire disparaître les preuves et obliger les témoins à garder le silence. Ce « négationnisme » des autorités officielles n’a rien de nouveau. Nick POPE, expert des phénomènes ovnis pour le Ministère de la Défense Britannique de 1991 à 1994, et passé depuis dans le camp des ufologues convaincus, explique que ce genre de tactique était monnaie courante à l’époque. Pour l’armée, officiellement le phénomène ovni n’existait pas, et rien ne pouvait justifier sa révélation auprès du grand public.
Par chance, en 1983 le rapport rédigé par le lieutenant-colonel HALT refait mystérieusement surface, redonnant une visibilité soudaine aux événements de Rendlesham. L’affaire fait la une des journaux et des tabloïds, suscitant l’émoi de la population. Rendlesham devient le Roswell Britannique, et devant une telle vague de curiosité populaire, l’armée à toutes les peines du monde à se réfugier derrière ses mensonges habituels. Car contrairement à ce qui s’est passé à Roswell, il existe encore un grand nombre de témoins vivants. Ceux-ci sont retrouvés par les journalistes qui s’intéressent à l’affaire… et ils parlent ! L'investigatrice Georgia BRUNI, qui intervient dans le documentaire, a ainsi pu interviewer un grand nombre de protagonistes de l’affaire pour écrire son livre « You Can Tell The People ». Peu à peu, la vérité sur ce qui s’est réellement passé à Rendlesham refait donc surface. Mais cette médiatisation pousse aussi un certain nombre de « debunkers » (téléguidés par l’armée ?) à tenter de discréditer les principaux témoins des faits. Pour certains de ces sceptiques, le lieutenant-colonel HALT et ses hommes auraient tout simplement été abusés par le faisceau du phare d’Orford Ness, situé à quelques kilomètres de Rendlesham, sur la côte. Quant aux traces circulaires relevées par les militaires, elles seraient non pas le fait de l’atterrissage d’un aéronef, mais auraient été creusées par… des lapins ! Hypothèses de la plus haute fantaisie, mais formulées avec le plus grand sérieux par les "sceptiques" interviewés dans le documentaire...
. Une régression sous hypnose pour essayer de trouver la clé du mystère ?
Profondément marqué par sa rencontre avec l’ovni de Rendlesham, celui qui en fut l’un des principaux témoins, Jim PENNINSTON, décida en 1994 de pratiquer une régression sous hypnose afin de réveiller ses véritables souvenirs des événements. Le film de cette séance constitue l’un des moments-clés de ce documentaire. Il révèle en effet que des agents de l’OSI chargés de l’interroger après les faits lui auraient injecté du Penthotal de sodium, plus connu sous le nom de « sérum de vérité ». Sur ce même enregistrement, PENNINSTON affirme avoir été interrogé par le DS8, un terme qui ne voulait rien dire pour lui à l’époque. Or, des documents déclassifiés en 2002 par le Ministère de la Défense Britannique apportent un éclairage singulier sur cette révélation : le DS8 désignait en effet une branche du Secrétariat de la Défense 8, c'est-à-dire une branche civile de l’armée de l’air. C’est ce groupe d’enquêteurs que l’on retrouve derrière toutes les enquêtes secrètes sur les phénomènes ovnis. Il y aurait donc bel et bien eu un complot gouvernemental destiné à empêcher les témoins des événements de Rendlesham de révéler ce qu’ils savaient au grand public. Le reste des confessions sous hypnose de PENNINSTON est encore plus surprenant ; il y fait en effet allusion à un contact télépathique qui se serait produit lorsqu’il aurait touché l’engin pyramidal posé dans la clairière. D’après lui, celui-ci était habité par une forme d’intelligence supérieure, non pas extra-terrestre, mais humaine et venant du futur. Les ovnis de Rendlesham seraient donc des véhicules temporels !
.La vérité est ailleurs… forcément !
Malgré l’enquête minutieuse menée sur le terrain, l’interview de nombreux témoins des événements, les interventions de spécialistes de l’ufologie, force est de constater que la réponse concernant ce qui s’est réellement passé à Rendlesham reste en suspens… Extra-terrestres venus « au contact » des militaires pour tenter de leur délivrer un message ? Voyageurs du futur aux intentions mystérieuses ? Phénomène naturel inexpliqué ayant donné lieu à une hallucination collective ? Les interprétations sont nombreuses, et toutes les pistes qu’elles proposent débouchent sur le même constat frustrant d’une impossibilité à trancher. La vérité est donc bien ailleurs… en attendant que de nouvelles révélations viennent jeter un éclairage inédit sur ce passionnant « Roswell Anglais » !
Rendlesham : le Roswell Anglais ? a été vue 10547 fois.
infotox - 25 ans - 149 pts - aucune vidéo - Aspirant - 20 Aug 11 13:00:54
Conviction : Aucune
C'est drôle qu'aucun grand ufologue dans leurs "website" n'en fasse aucune référence de ce pseudo roswell bis, une invention psychologique de l'armée pour aveugler n'importe qui.
Ces histoires sont peut être inventées de toutes pièces aussi pour faire croire, ou donner l'impression que certains pays ont des armes dangereuses. Cela est finalement bon pour son image par rapport aux autres pays.
pitipiti - 39 ans - 256 pts - 1 vidéo - Curieux - 18 Aug 11 19:07:35
Conviction : Sceptique
Il faut croire que notre planète doit être considérée par le reste de l'univers comme une espèce d'aire d'autoroute où s'arrêtent des vacanciers spatiaux pour se dégourdir les jambes, faire un besoin, tenter d'abandonner la grand-mère qui radote, etc...
... ou bien que les vilains militaires et les vicieux gouvernements tentent de nous cacher ces choses que beaucoup beaucoup beaucoup de personnes voient (si si) en vrai, dans les journaux, à la télé, dans leur tête, etc (parce qu'il faut être sérieux : les démons et autres dieux incarnés en animaux, ça ne tient pas debout)