Nous allons découvrir ici l’histoire de la Terre lorsqu’elle ressemblait encore à une boule de neige ! Il est, certes, très difficile d’avoir une idée précise de la durée de l’histoire de la Terre. Mais en reportant de façon proportionnelle la durée de la vie de la Terre sur 24h, on arrive plus ou moins à avoir une meilleure perception de sa réalité.
A l’époque où la planète était givrée, la vie qui venait d’y naître était déjà menacée. La Terre est restée prisonnière de la glace pendant 25 millions d’années. Certaines bactéries ont quand même réalisé leur évolution dans ces conditions, et c’est grâce à la résistance de ces bactéries extrêmophiles que la vie actuelle existe. Mais comment tout cela a-t-il commencé ? Comment les scientifiques ont-ils pu reconstituer cette histoire alors qu’il n’y a aucune croûte glacée sur notre Terre aujourd’hui ?
On va tout d’abord retrouver les preuves de l’époque glacière dans un des sites les plus chauds et les plus secs au monde : en Australie. C’est région vaste et donc, le meilleur moyen de l’exploiter est d’abord de la survoler. On pense que les origines de la catastrophe climatique se cachent dans les strates de ces reliefs. C’est une couche qui renferme de lourds secrets, il suffit de savoir les lire !
On retrouve dans ce paysage de désert une pierre venue d’ailleurs, selon sa composition, elle ne devrait pas exister dans ce milieu, il est géologiquement impossible qu’elle soit originaire de là. Cette pierre est l’élément qui va expliquer comment la Terre a pu se transformer en une boule de neige géante. On appelle cette roche : une roche voyageuse.
Cette aire glacière a été provoquée par une chute du taux de CO2, c’est ce qu’on appelle la météorisation, c’est le phénomène qui fait que le CO2 se mélange avec la vapeur d'eau et forme des pluies acides. Ces pluies acides coulent sur les montagnes et attaquent la pierre, puis glissent et se mélangent à l'eau. L’eau reçois alors beaucoup de CO2 et stimule la création de calcaire qui tapisse alors les fonds marins.
Les pluies acides décapent les minéraux. Cette érosion est encore plus rapide dans les zones chaudes et humides, les endroits près des pôles ne subissent pas ce phénomène. Mais à cette époque, tous les continents ont subit le même sort ! La météorisation s'est emballée, le CO2 a été arraché à l'air sans être remplacé, et la planète s'est glacée. C'était inévitable. La vie n'était alors qu'aux prémisses de l'évolution sous forme de corps mono-cellulaire, c’étaient ces cyanobactéries qui peuplaient les eaux de la planètes. Trois milliards d'années avant ce gèle, ces cyanobactéries ont absorbé beaucoup de CO2, on retrouve encore des restes de ce CO2 sur certains sites.
Sous une épaisse couche de glace, les formes de vie mono-cellulaire font face à une vie alternative, résister ou mourir ! et si la même situation se produisaient encore aujourd’hui, est-ce que la vie résisterait de nouveau ?... Les avis des spécialistes divergent.
Beaucoup d'experts pensent que l'humanité trouverait des parades pour résister à une nouvelle période glacière ! Pourtant, on ne pourra rien empêcher, il sera plus simple d'exporter les hommes sur une autre planète. La seule forme de vie à la première époque glacière était une bactérie mono-cellulaire, et même avec un corps si peu sophistiqué, son avenir semblait compromis ! alors qu’en sera-t-il de nous aujourd’hui, dont la conception est bien plus élaborée et complexe ?!
Les débats continuent, mais finalement, si la vie devait de nouveau s’éteindre, ce ne sera que pour un autre départ d’une autre forme de vie !