Mésopotamie : Berceau de civilisations oubliées

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Mésopotamie : Berceau de civilisations oubliées
La Mésopotamie, dont le nom vient du grec et signifie « entre les fleuves », est une région du Moyen-Orient située entre le Tigre et l'Euphrate. Elle englobe une grande part de l'Irak actuel et du nord-est de la Syrie.

Ce croissant fertile irrigué par le Tigre et l’Euphrate a été le berceau de civilisations florissantes - Babyloniens, Sumériens, Assyriens – apparues dès le 4ème millénaire avant J.-C. Les premières villes, les premières sociétés évoluées, les premiers documents écrits – la fameuse écriture cunéiforme – sont apparus en Mésopotamie. L’histoire de cette région se mêle donc étroitement aux origines de notre monde moderne.

L’invasion des Perses au 7ème siècle avant J.-C. marquera la fin de l’ère des grandes civilisations Mésopotamiennes. Leurs temples, leurs cités, disparaîtront sous les sables du désert, tandis qu’une grande partie de leur savoir et de leur culture sombreront dans l’oubli. Le rayonnement civilisationnel de la Mésopotamie sera heureusement redécouvert aux 19ème et 20ème siècles grâce au déchiffrage de l’écriture cunéiforme et à une série de découvertes archéologiques exceptionnelles.

Ce documentaire nous propose un voyage dans le passé de cette région du monde où se créèrent les prémices de notre propre civilisation.

. Sous les sables du désert

L’enquête commence en plein désert, à 500 kilomètres de Bagdad (Irak). C’est là que s’étendent les ruines de Nimrud. Aussi nommée Kalkhu, Kalhuet, Kalakh dans l'Ancien Testament, cette cité fut la capitale de l’Assyrie, qui devint le plus grand empire de l’histoire de la Mésopotamie au 9ème siècle avant J.-C.

En 1989, ces ruines furent le théâtre d’une découverte archéologique majeure : une tombe royale située sous les vestiges d’un ancien palais. Ce tombeau abritait les restes de la princesse Yaba, à côté desquels se trouvait un fabuleux trésor fait d’objets en or incrustés de pierres précieuses, d’un poids total de 220 kg. Certains objets de ce trésor – coupes, médaillons, broches, etc. – comportent des gravures représentant des scènes de la vie quotidienne de l’époque.

Pour les chercheurs, ces objets ouvrent de précieuses fenêtres sur le passé de la civilisation Assyrienne, mais les informations les plus importantes viennent des inscriptions cunéiformes découvertes sur les murs du tombeau de Yaba. Celles-ci témoignent en effet de l’extraordinaire rayonnement de la civilisation Assyrienne et donnent aux chercheurs des clés afin de mieux comprendre le contexte historique de cette époque.

. Mystères de l’écriture cunéiforme

L’Italien Pietro Della Valle, originaire de Rome, fut le premier à recopier des inscriptions cunéiformes sur le site de Persépolis, en 1621, et à les ramener en Europe. On crut au départ que ces étranges caractères s’apparentaient à une forme d’art ornemental ; mais très vite, certains savants émirent l’hypothèse qu’il s’agissait d’un langage et entreprirent de percer son mystère.

Celui-ci perdura jusqu’en 1802, lorsque le philologue allemand, Georg Friedrich GROTEFEND, utilisant l'intuition de certains de ces prédécesseurs qui avaient émis l'hypothèse que certaines des inscriptions venues de Perse dataient de la période des rois de la dynastie Achéménide, analysa certaines inscriptions de Persépolis en devinant qu'il s'agissait de mentions royales. Il parvint ainsi à isoler le terme le plus courant, qu'il identifia comme signifiant « roi ». Il trouva aussi la signification de groupes de signes voisins comme étant les noms d’autres monarques, en se basant sur les noms connus par le biais d’ouvrages d’historiens grecs antiques. A partir de ces découvertes, il put alors tenter d'attribuer des valeurs phonétiques à chaque signe.

. Inscription de Behistun

Les travaux de GROTEFEND allaient servir de base à ceux d’autres chercheurs, notamment ceux de l’Anglais Henry Creswicke RAWLINSON (1810-1895). Ce militaire, diplomate et assyriologue britannique, fut le premier à retranscrire intégralement l'inscription de Behistun, en 1835. Ce texte en cunéiforme gravé dans une falaise du mont Behistun (Iran), est à l’écriture cunéiforme ce que la pierre de Rosette est aux hiéroglyphes égyptiens : le document le plus crucial dans le déchiffrement de cette écriture. Il décrit les conquêtes du roi Perse Darius Ier en trois langues : le vieux-persan, l’élamite et l’akkadien.

Bien qu'on ne connaisse alors aucune de ces trois langues, cela allait permettre d’établir des correspondances avec les signes cunéiformes déjà découverts par GROTEFEND. Avec l'inscription de Behistun, on disposait alors d'un corpus de signes très conséquent. Finalement, les travaux de RAWLINSON conjugués à ceux de plusieurs autres chercheurs (LASSEN, Edward HINCKS, Jules OPPERT) permirent d'identifier la totalité des signes de l'alphabet cunéiforme en 1847. Cet événement marqua le début de l’assyriologie, dont RAWLINSON est considéré par certains comme le père fondateur.

. Berceau des civilisations

La Mésopotamie, cachée derrière un voile de mystère, se révéla alors à travers le déchiffrage des caractères cunéiformes. L’étude de nombreux textes, jusqu’ici inaccessibles aux chercheurs, permit en effet d’établir la chronologie des différentes civilisations qui se développèrent dans cette partie du monde ancien.

L’une des plus importantes fut celle des Sumériens, il y a 3500 ans avant J.-C. En 1800 avant J.-C., la Mésopotamie vit aussi naître l’ancienne Babylone et le puissant royaume dont elle était la capitale. L’Assyrie naquit quant à elle au 20ème siècle avant J.-C., se transformant en un immense empire qui occupa l’Égypte au 7ème siècle avant J.-C. La nouvelle Babylone vainquit pourtant les Assyriens. Elle connut son apogée au 6ème siècle avant J.-C., durant le règne de Nabuchodonosor II, qui dirigeait alors un empire dominant une vaste partie du Moyen-Orient. La mythique Tour de Babel, les Jardins Suspendus, étaient alors censés s’élever sur les rives de l’Euphrate.

. De l’agriculture à l’invention de l’écriture

La civilisation sumérienne, considérée comme l’une des premières de l’humanité, commença dans une région marécageuse du sud de l’Irak actuel, vers 3500 avant J.-C. Pour venir à bout de la sécheresse endémique, les premiers sumériens créèrent un réseau de canaux reliant le Tigre et l’Euphrate à la Mésopotamie. Cette domestication de l’environnement constituait une première dans l’histoire de l’humanité. Elle permit aux sumériens de pratiquer l’agriculture par irrigation, technique qui augmenta considérablement leur production de nourriture. Le secret de ce succès provenait également d’une méthode de semailles en sillons, par laquelle un bon rendement pouvait être obtenu d’une petite quantité de semences. En Europe, il fallut attendre le 18ème siècle pour voir apparaître une méthode semblable.

Le blé était l’aliment principal des sumériens. Il servait à préparer le pain et de la bouillie. Par hasard, les sumériens découvrirent également une méthode de brassage pour en tirer une boisson alcoolisée, ancêtre de la bière. Plus de 30 variétés différentes ont été recensées par les historiens. Cette abondance de nourriture fut à l’origine de l’essor de la civilisation sumérienne, qui prospéra jusqu’aux environs de 2000 avant J.-C. L’augmentation de la population engendra un phénomène de rassemblement dont les ziggourats – les temples sumériens – furent l’épicentre. Leurs environs se couvrirent de huttes de roseaux, habitat traditionnel des premiers sumériens, et de constructions agricoles, donnant ainsi naissance au premier tissu urbain de l’histoire de l’humanité.

Avec le développement du commerce et l’émergence d’une économie de plus en plus complexe, le besoin d’une administration se fit bientôt sentir. Cette administration permit d’organiser la société autour de règles et d’encadrer les échanges commerciaux. Pour en conserver une trace, les sumériens mirent donc au point les bases d’un système tout d’abord numérique, qui évolua rapidement vers un système de pictogrammes rudimentaires exprimant des symboles de la vie quotidienne : bétail, pain, tête, manger, etc. Avec le temps, ces symboles se transformèrent en caractères de plus en plus évolués, donnant naissance à une véritable écriture.

Au départ linéaire, la graphie de l’écriture cunéiforme évolua progressivement vers un aspect spécifique, celui de signes constitués de traits terminés en forme de « coins » ou « clous », auxquels elle doit son nom moderne, cunéiforme, qui lui a été donné aux 18ème et 19ème siècles. Cet aspect résulte de l'incision d'un stylet en roseau taillé en biseau dans de l'argile, qui est la matière sur laquelle cette écriture a été le plus inscrite, généralement sous forme de tablettes. L’apport de l’écriture cunéiforme permit à l’humanité d’effectuer un bond en avant considérable en lui donnant les moyens de conserver et de transmettre la connaissance.

. Ur, clé de la civilisation sumérienne

Ce passé extraordinairement riche fait de la Mésopotamie un formidable livre d’histoire à ciel ouvert. Entre 1922 et 1933, l’archéologue anglais Charles Leonard WOOLEY (1880-1960) fut l’un des grands artisans de la redécouverte de la civilisation Sumérienne.

WOOLEY commença ses fouilles sur le site d’une ancienne ville Sumérienne, Ur, que les populations locales appelaient « la colline d’asphalte ». Sa première découverte fut celle d’une tour en brique appartenant à un sanctuaire construit au sommet de la ziggourat. Caractéristique de l’architecture Mésopotamienne de l’antiquité, la ziggourat était un édifice religieux à degrés constitué de plusieurs terrasses couronnées par un temple. Dans les entrailles de cet édifice, WOOLEY mit à jour la tombe du roi d’Ur, datant de 2600 ans avant J.-C. Celle-ci contenait un trésor constitué de pièces d’or et d’argent, d’armes, d’armures, d’instruments de musique ainsi que de différents objets d’artisanat finement ouvragés. Dans la chambre funéraire du roi, WOOLEY découvrit de nombreux squelettes d’hommes et de femmes qui devaient être ceux des serviteurs du roi. Immolés après sa mort, ceux-ci étaient censés lui servir de suite dans l’au-delà : une pratique qui éclaire d’un jour assez singulier les rites funéraires des rois sumériens !

De nombreuses pièces provenant de cette tombe royale, exemplaires de la civilisation sumérienne, sont aujourd’hui conservées au British Museum. L’une d’entre-elles, appelée « le fanion d’Ur », faisait probablement usage de caisse de résonance, mais les archéologues n’ont pas été en mesure de dire si elle était utilisée dans un cadre religieux ou profane. La pièce la plus remarquable de cette collection est un rouleau représentant l’organisation de la dynastie. Grâce à celui-ci, la structure de l’état Sumérien et les différents aspects de sa vie quotidienne sont aujourd’hui connus des historiens.

. Société bureaucratique

Ur parvint à l’apogée de sa puissance pendant la troisième dynastie sumérienne. Dans ses notes, l’archéologue WOOLEY la décrit comme suit : « Ur occupait une surface irrégulière de forme ovale, de 1030 mètres de long et de 690 mètres de large. La circonférence en était murée, et le mur extérieur était entouré par l’Euphrate et par un réseau de canaux. » Une séquence en images de synthèse assez réussie nous montre la cité sous son apparence originelle, avec ses maisons, ses échoppes, ses rues, dominées par l’imposante masse de la ziggourat qui occupait la place centrale.

Les maisons étaient spacieuses, sans fenêtres donnant sur la rue au rez-de-chaussée, mais dotées d’une vaste cour intérieure, parfois même un jardin, autour duquel se trouvaient les chambres. Chaque maison était aussi dotée d’un système d’égout individuel. L’une de ces habitations était une école dans laquelle WOOLEY retrouva des milliers de tablettes d’argile qui faisaient office de manuels scolaires. Il s’agit de la toute première école découverte dans l’histoire de l’humanité.

L’espace sacré, ou « téménos », était à la fois le centre géographique et névralgique de la cité. Il faisait office de temple, de palais, mais aussi de centre administratif où étaient consignés tous les registres. Ceux-ci nous rapportent qu’à Ur, ceux qui étaient malades ou pauvres, les veuves et les orphelins, recevaient par décret royal un supplément de céréales, de viande et de vêtements : une sorte de « sécurité sociale » de l’antiquité qui montre que la société y était bien plus évoluée qu’on ne le croit.

Ur-Nammu, qui signifie « guerrier de la déesse Nammu » en sumérien, fut le premier roi de cette troisième dynastie qui vit Ur dominer la Mésopotamie. C’est lui qui est à l’origine de ce système bureaucratique centralisé qui englobait tous les aspects de la vie quotidienne des sumériens. La société sumérienne était une société contractuelle ; toutes les transactions, tous les échanges, tous les transferts de marchandises, tous les accords passés entre les individus faisaient ainsi l’objet de documents administratifs visés par un contrôleur officiel.

En 2000 avant J.-C. la population d’Ur atteignait près de 34 000 habitants, ce chiffre grimpant à près de 250 000 individus si on lui ajoutait celui des petites agglomérations des environs. La vie quotidienne à Ur était très loin de ce que nous imaginons être possible il y a plus de 4000 ans. Une écriture élaborée et une poésie épique avaient le jour grâce à l’écriture cunéiforme ; des systèmes administratifs hautement développés régissaient la vie des habitants, et des activités économiques florissantes assuraient leur confort matériel.

Les Sumériens furent cependant défaits par des envahisseurs vers 2000 avant J.-C. Mais l’influence de l’écriture cunéiforme qu’ils avaient inventée avait eu le temps de se répandre dans l’ensemble de la Mésopotamie, englobant les 15 langues pratiquées sur cet immense territoire, de la Turquie au nord jusqu’aux îles du Golfe Persique. La langue sumérienne allait survivre pendant les 2000 années suivantes en tant que langue des poètes et des érudits : une situation comparable à celle du latin en Europe.

. Nimrud et Ninive, joyaux de l’Assyrie

Dans le nord de la Mésopotamie, une ancienne colonie sumérienne allait cependant émerger comme nouvelle puissance dominante : l’Assyrie. Les Assyriens créèrent leur propre culture basée sur de fortes influences sumériennes en matière de religion, de littérature et de langue.

Nimrud, fondée par le monarque Assurnazirpal II (883-859 avant J.-C.) fut la grande capitale de ce nouvel empire. La ville, construite sur une falaise surplombant le Tigre à l'ouest, était située à 35 km de Ninive (Mossoul actuellement), et contrôlait le Zab supérieur et le Tigre. Il s'agit de l'une des plus grande villes anciennes connues, s'étendant sur environ 360 ha, dont 20 sont occupés par l'acropole.

Les fouilles archéologiques qui y ont été menées depuis le 19ème siècle ont permis de faire émerger progressivement ce pan de l’histoire de la Mésopotamie. L’un des pionniers de cette découverte fut l’anglais Austen Henry LAYARD (1817-1894). Les fouilles qu’il mena à Nimrud commencèrent en 1845 et permirent de découvrir de nombreux trésors de la civilisation Assyrienne. Parmi celles-ci, l’archéologue exhuma notamment de grandes statues de lammasu, des taureaux androcéphales gardant l'entrée des palais assyriens, et de longues frises sculptées appartenant aux principaux palais de l'acropole. Il découvrit également un objet de quartz ressemblant étrangement à une lentille, connue sous le nom de lentille de Nimrud, et dont l'utilité est aujourd’hui encore débattue, certains historiens y voyant la première trace d'un instrument optique.

. Une histoire turbulente

Capitale de cet empire, la cité de Nimrud était d’une splendeur architecturale inégalée pour cette époque de l’antiquité. Construite sur les rives du Tigre, elle avait, littéralement, les pieds dans l’eau. La proximité du grand fleuve permettait le développement d’un commerce florissant ; dans le domaine agricole, elle assurait l’irrigation des terres grâce à un système de canaux.

Sous le règne d’Assurnazirpal II, l’Assyrie étendit considérablement ses territoires ; Nimrud rayonnait alors au centre de ce formidable empire. Mais en 700 avant J.-C., le roi Sennacherib fit transférer la capitale à Ninive, dans le Nord de la Mésopotamie. A l’époque de son petit-fils, Assurbanipal, la puissance et le rayonnement de l’empire Assyrien avaient atteint leur apogée. Ninive était devenue le centre de l’Orient dans le domaine des arts plastiques, tels que la sculpture ou l’architecture, doublée d’une plaque tournante incontournable du commerce.

Plus de 20 000 tablettes d’argile recouvertes d’écriture cunéiforme furent exhumées d’un site situé sur une colline proche de Ninive où se dressait la bibliothèque du roi Assurnazirpal. Elles constituent une formidable source de documentation sur l’histoire de l’empire Assyrien, mais ne représentent qu’une infime partie des quelques 500 000 tablettes qui, au total, ont été retrouvées dans le sol de Mésopotamie. Cette collection, dont une bonne partie de trouve au British Museum, constitue l’un des plus grands trésors archéologiques du monde.

Le fonds provenant de la bibliothèque d’Assurnazirpal nous montre les convulsions d’un empire Assyrien alternant des périodes de puissance et de décadence, tour à tour bourreau ou victime d’autres civilisations. Finalement, Ninive périclita elle aussi, sonnant le glas de l’empire Assyrien.

Les caractères cunéiformes que les Sumériens avaient inventés disparurent dans les tourbillons de l’histoire. Les dernières tablettes d’argile portant des inscriptions cunéiformes furent retrouvées dans les ruines de Babylone. Elles datent de 61 avant J.-C. et évoquent l’astronomie sumérienne. Après une éclipse de presque deux millénaires, le déchiffrage de ces tablettes a permis d’arracher à l’oubli les civilisations mésopotamiennes. Ce qui a été déchiffré ne représente cependant qu’une faible partie du total retrouvé par les archéologues, qui ont estimé qu’il faudra encore 200 ans au rythme actuel pour que le déchiffrage complet de cette collection soit achevé. La civilisation Mésopotamienne est donc loin d’avoir fini de nous livrer ses secrets !

EN RÉSUMÉ : Mésopotamie. Un territoire immense. Une histoire millénaire. Comment traiter tout cela dans un documentaire de 50 minutes ? Les réalisateurs ont répondu à cette question en optant pour un traitement synthétique – simplifié ? – du sujet. Malheureusement, raccourci rime ici avec oubli. Des pans entiers de la chronologie mésopotamienne sont en effet passés à la trappe, tandis que les noms des grandes civilisations qui se succédèrent dans cette région du monde – Babyloniens, Sumériens, Assyriens, etc. –font l’objet de développements bien trop brefs pour nous donner un juste aperçu de leur importance dans l’histoire de la Mésopotamie.

L’écriture cunéiforme, ciment des grandes civilisations mésopotamiennes, se voit quant à elle gratifiée d’un traitement plus conséquent. Celui-ci nous permet de suivre son essor à travers toute la Mésopotamie, depuis sa naissance dans l’empire Sumérien il y a plus de 4000 ans jusqu’à sa disparition, vers 60 avant J.-C. Les séquences consacrées à son déchiffrage – une énigme archéologique captivante qui dura près de deux siècles – sont malheureusement bien trop rapides et nous donnent un aperçu tronqué, pour ne pas dire bâclé, des efforts qui durent être déployés par les chercheurs pour percer ce mystère insondable.

Au final, il manque bien trop de pièces à ce puzzle historique pour nous captiver. Confus, manquant de rythme, parsemé d’interminables séquences bouche-trou consacrées aux objets d’art mésopotamiens, il nous égare dans un dédale de sujets disparates entre lesquels le commentaire essaie tant bien que mal de tisser un fil rouge. Pas franchement convaincant.

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