Médecine, chimie et génétique : Les théories des complots
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Ce reportage, d'une durée de 28 minutes, développe quatre grandes théories de complots de notre époque, chacune dans un domaine bien spécifique à savoir la médecine, la chimie et la génétique.
La première qui nous est présentée est celle selon laquelle le virus du Sida aurait en réalité été créé par les Américains dans le but de réduire la population mondiale et, plus particulièrement, « la race noire ».
Les partisans de cette théorie utilisent, comme preuve de la possibilité d'un tel complot, une autre affaire, dont la réalité est aujourd'hui avérée, qui se déroula dans les années 30 à Tuskegee, une petite ville rurale de l'état d'Alabama, située dans le sud des États-Unis. À cette époque le Sida n'existait pas encore, ce ne pouvait donc pas être ce fléau qui suscita l'affaire dont nous parlons. Néanmoins, le mal qui frappa alors la communauté afro-américaine de Tuskegee était tout aussi pernicieux et avait pour nom la syphilis.
À cette époque et en ce lieu, cette maladie provoqua une véritable épidémie qui avait réussi à infecté pas moins de 34 % de la population en âge de procréer. Il faut également préciser que le traitement de cette maladie n'avait pas encore été trouvé et qu'il était donc impossible de guérir les sujets atteints.
C'est dans cette ambiance que le ministère de la santé décida, en 1932, de mettre en place l'étude des effets d'une syphilis non-traitée sur les hommes noirs de Tuskegee. 600 d'entre eux y prirent part, le plus choquant dans cette affaire étant qu'aucun d'entre eux ne fut averti de l'enjeu du projet auquel ils participaient. Les autorités ne leur avaient seulement indiqué qu'ils seraient traités gratuitement par des médecins (chose qui pour les pauvres de cette époque était une véritable bénédiction) et que l'unique but de cette opération était de parvenir à les soigner. Dplus et afin d'inciter la participation des sujets, ils promirent également de verser à leur famille une somme de 50 dollars en cas de décès du patient, ce qui, bien évidemment, vu qu'ils n'administraient aucun traitement, arrivait très fréquemment.
Mais l'horreur ne s'arrêta pas là et le pire restait à venir... En effet, la découverte en 1947 (soit quinze ans après le début de l'étude), du vaccin de la syphilis ne changea rien à la manière dont cette étude fut menée et les autorités prirent grand soin de ne pas informer la communauté de Tuskegee de cette fantastique découverte afin de pouvoir continuer sans encombre à procéder aux expériences qu'ils jugeaient nécessaire.
Il aura fallu attendre l'année 1969 pour voir enfin prendre fin ce projet inhumain qui a alors été déclaré comme étant « contraire à l'éthique ». Cette affaire jeta une telle honte sur le gouvernement américain que le président Bill Clinton lui-même et cela alors qu'il n'y avait joué aucun rôle, se sentit obligé de s'excuser publiquement, au cours de son discours du 16 mai 1997, pour toutes les atrocités commises.
Aujourd'hui et constatant que le Sida frappe bien plus fréquemment les communautés que certaines personnes pensent inférieures, tel les homosexuels et les peuples noirs originaires d'Afrique, certains ne peuvent s'empêcher de se remémorer les atrocités de Tuskegee et émettent l'hypothèse selon laquelle le Sida ne serait que la suite de cette expérience. Selon les opposants de cette théorie du complot, il est impératif de démentir rapidement de telles accusations au risque de ne les voir se propager et que le public ne finisse par les croire.
Une autre des théories de complot développées dans ce reportage, a pour sujet la fluoration de l'eau, un procédé qui consiste à ajouter du fluorure dans l'eau potable. Le principal dilemme évoqué est que le fluorure, qui est un élément naturellement présent dans certaines eaux potables et qui peut s'avérer très bénéfique pour les dents, est également un poison contre les rats qui, s'il est ingéré à forte dose, devient également toxique pour l'homme.
Pour les anti-fluorures, les industriels se serviraient en réalité de ce procédé pour se débarrasser facilement de ce qui est pour eux un déchet chimique. Ils auraient ainsi fait croire en d'hypothétiques bénéfices dentaires dans le seul but de parvenir à le revendre aux sociétés d'eau, au lieu de payer le traitement couteux qu'il nécessiterait. Certains scientifiques vont même jusqu'à ajouter qu'ils ne comprennent pas pourquoi il faudrait ajouter du fluorure dans l'eau alors que la plupart des personnes sont déjà intoxiquées par le fluor contenu dans leur dentifrice.
Les pro-fluorures quant à eux répondent que si un gouvernement était près à laisser faire cela, ils ne verraient pas pourquoi ils n'auraient pas depuis longtemps, fait ajouter une substance capable d'abrutir la population afin de les laisser diriger le pays comme il leur serait le plus avantageux. Aujourd'hui encore, ce débat reste en suspens...
Vient ensuite les théories sur la réelle origine du syndrome de la guerre du Golfe. Certains pensent qu'ils auraient été provoqués par les vaccins que les soldats reçurent lors de la guerre du Golfe afin des les protéger des risques chimiques et biologiques et qui n'auraient été en fait qu'un vaccin expérimental du Sida. D'autres développent l'idée selon laquelle ces soldats auraient été, sans le savoir, mis en contact avec de l'uranium qui aurait été placé sur les obus. À l'heure actuelle, la suggestion la plus plausible serait que le problème viendrait des médicaments qu'on leur a administrés. Malheureusement, fautes de preuves, les vétérans restent sans réponse et tant qu'ils ne connaîtront pas la vérité sur l'origine de ces troubles, ils ne pourront prétendre à aucune indemnisation, ni recevoir un traitement approprié.
D'autres dilemmes évoqués dans ce reportage, sont ceux provoqués par le projet « génome humain », qui consiste à dresser une carte détaillée de la composition de nos gènes afin de mieux prévenir les maladies génétiques. Certains scientifiques préviennent des futurs problèmes d'éthique qu'engendrerait une telle avancée. Comment éviter que les parents ne veuillent plus que donner naissance à des enfants dont ils auront choisi la moindre caractéristique ? Et comment ne pas succomber à la tentation de créer une race parfaite ? Mais aussi, si cela devenait le cas, comment réprimer la discrimination qu'engendrerait une telle perfection envers les enfants dont les parents ne voudraient pas utiliser cette nouvelle technique génétique ? Beaucoup de questions qui ne manqueront pas de se poser à l'humanité dans les années à venir, puisque le projet « génome humain » vient tout juste de voir le jour.
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khryss - 34 ans - 538 pts - 1 vidéo - Chercheur - 24 Apr 11 22:35:17
Conviction : Entre deux
Pour le HIV, il me semble avoir lu que le virus était passé du singe à l'homme, lors d'une campagne de vaccination anti-variolique.
Le vaccin étant conçu, en partie, à partir de reins de singe, le SV 40 (grosso modo le sida du singe), non dangereux pour l'homme à la base, serait devenu pathogène dans l'organisme humain, qui l'aurait fait muté pour devenir ce terrible fléau que l'on connait aujourd'hui.
Le comble, c'est que de récentes études (2010) ont déterminé que le vaccin de la variole aurait une incidence sur la réplication du virus:
Malgré le déclenchement du Rétrovirus, stimulé par le vaccin au départ, c'est l'arrêt de la vaccination anti-variolique qui aurait permis au HIV de proliférer.