Depuis des millénaires, on se pose la question de l’immortalité à laquelle personne n’a encore eu accès, mais l’Egypte de l’antiquité a laissé des traces spectaculaires montrant le désir des égyptiens à accéder à l’immortalité : Les momies et les pyramides. A la poursuite de la vie éternelle, le royaume égyptien a laissé derrière lui un mystérieux héritage, encore aujourd’hui inexpliqué. Nous allons donc partir à la recherche des bâtisseurs de pyramides et nous chercherons à comprendre comment les égyptiens interprétaient la mort, nous irons dans les profondeurs des secrets des pharaons...
Il y a 4500 ans, l’une des plus extraordinaires réussites de l’humanité a été réalisée : 6 millions de tonnes de calcaire empilés en 70 ans de construction. Chaque bloc pèse plus de 2 tonnes et demi et les bâtisseurs posaient en moyenne un bloc toutes les 2 minutes. Devant cette tâche irréalisable, on a longtemps cru qu’ils avaient reçu l’aide d’extraterrestres ou qu’ils avaient un savoir incroyable. Mais aujourd’hui on arrive à comprendre un peu plus la construction des pyramides dans un contexte rationnel...
L’études que nous menons se concentre pour une fois sur les bâtisseurs de pyramides et non sur la royauté égyptienne, et cette étude a bouleversé ce qu’on pensaient de la construction de façon surprenante. On a longtemps pensé que c’était construit par des esclaves offrant une main d’oeuvre asservie... mais en 1990, on découvre quelque chose qui ouvre une ère nouvelle dans l’étude de l’Egypte antique !
Les bâtisseurs devaient probablement décharger au port des pierres, des marchandises et équipements qui venaient des villes et fermes proches, qui servaient à approvisionner les nombreux chantiers. Ces gens venaient de partout pour construire des édifices pour leur roi sans que celui-ci les y oblige.
Mais comment les ouvriers pouvaient-ils élever ces pierres sur 40 étages ? Des milliers d’hommes devaient être là à tirer des bloc de 2,5 tonnes et à les rouler sur des troncs en bois jusqu’en haut de la pyramide... ils devaient travailler à un rythme plus que soutenu pour arriver à déposer un bloc toutes les 2 minutes... ça paraît invraisemblable, ce pourquoi leur élaboration est encore aujourd’hui un mystère qui demeure.
Nous partons dans l’exploration interne des bateaux qui avaient servi aux bâtisseurs à l’aide d’équipement audiovisuel ! Afin de ne pas affecter la température à l’intérieur de la crypte, on utilise une lampe qui ne dégage pas de chaleur. Quand la caméra entame sa descente pour apercevoir ce que personne n’a jamais vu auparavant, elle rentre dans cet espace resté longtemps dans l’obscurité. Les chercheurs aperçoivent sur les images fournies des morceaux de calcaire et du mortier égyptien, et ils trouvent un scarabée vivant prouvant que l’air contenu là-dedans ne date pas de plusieurs milliers d’années, au contraire, il abrite encore de la vie.
L’archéologie devient une science plus exacte avec la découverte de la datation de l’âge. Dans la quête de l’immortalité, nous nous intéressons également à l’art de la momification, sujet devenu une obsession pour certains égyptologues. L’un d’entre eux, près avoir épuisé des tas de textes sur la momification, s’est rendu compte qu’il ne comprendrait jamais le principe à moins de le pratiquer lui-même, il décide donc de le faire sur un corps de volontaire : première momification en 2000 ans ! Nous sommes conscient que ne sommes que des amateurs comparés aux professionnels égyptiens qui savaient extraire un cerveau par le nez sans abîmer le visage.
Personne ne sait combien de momies il y a en Egypte mais vu le nombre de morts possibles. Il doit y avoir des tas de corps sous le sable qui se trouvent là depuis des milliers d’années. On n’a pas terminé de fouiller toute la zone mais on risque de trouver au moins 200 000 corps. Tout le monde aspire à l’immortalité et plus on était riches, plus on avait les moyens d’accéder à cette immortalité, les pauvres n’avaient pas d’argent donc ils étaient à peine enveloppés dans un tissu et balancés dans une fosse commune...