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Lesquimo a écrit: Cela veut dire que tu n'as pas connu d'enfant en difficulté scolaire, en dépression, ou dyspraxique, dysphasique, dyslexique ou même en phobie scolaire félicitations. Cela ne veut absolument pas dire qu'il n'existe pas, ou que nous avons le droit de les bourrés de psychotropes, le monde n'a pas été créé par ce qui rentre sagement dans les cases, mais par des personnes hors normes. |
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pas-dupe a écrit: C'est juste des devoirs, faut quand même relativiser à un moment donné... |
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Je n'ai absolument pas à vous dire comment élever vos enfants, encore une fois je me sens obligé de parler du pouvoir de la pensée, qui peut assurément aider les enfants à mieux aborder leur environnement, attention cela n'implique que ma propre expérience, je ne suis pas là pour vous l'imposer.
Que se passe-t-il dans la tête d'un enfant à qui vous dites par exemple: fais tes devoirs ? Il y a beaucoup de réactions différentes évidemment, il y a les enfants qui prennent cela pour un jeu, pour eux cela sera facile, pour eux pas d'inquiétudes leur façon de penser vont les aider. Et il y a les autres... leur première réaction sera un long soupir, pourquoi? simplement parce que le soupir et un moyen naturel et inconscient d'évacuer la souffrance, d'ailleurs ce n'est pas pour rien que dans les systèmes de méditation on retrouve la notion de respirations abdominales extrêmement proches du soupir, on retrouve à peu près les mêmes notions dans la langue des oiseaux utilisée pas les alchimistes qui relient le souffle au souffre donc à la souffrance, cela veux dire que l'on évacue la souffrance par le souffle, en gros cela suggère que cette enfant souffre. Donc les réflexions du type: "arrête de soupirer!" sont bien évidemment proscrites, mais au contraire à encourager, bien souvent avant les devoirs je fais un petit massage aux épaules de mon enfant en lui disant de se détendre en le faisant respirer, inspirer doucement par le nez en gonflant le ventre pour finalement expirer longuement par la bouche, en lui faisant remarquer que c'est comme cela que l'on peut évacuer la souffrance, ensuite je trouve toujours le moyen de transformer ses devoirs en divertissement amusant pour lui. Il faut savoir que par notre comportement inconscient et même conscient nous influençons nos enfants, l'École n'existe que depuis peu dans la longue histoire humaine, le véritable apprentissage intuitif est une forme de mimétisme où les enfants copient les adultes, il me semble que les psys appellent cela les valises psychologique familiale (en gros). Il ne tient, encore une fois qu'à nous, de ne pas leur passer les peurs qui nous habitons, mais ce n'est pas facile. La peur est un instinct de survie dont nous avons besoin, le problème vient pourtant d'elle, nous ne nous rendons pas compte de l'énergie formidable qu'elle suscite en nous, par ce que l'on nous a pas appris que la pensée crée ce que nous sommes, en quelque sorte la pensée est magique. L'enfant qui a du mal à communiquer avec les autres, qui est en difficulté scolaire, qui se renferme sur lui-même est guidé par la peur, la peur de l'échec qui vient de la société, qui elle-même est fondée sur la peur... je ne pense pas que vous me direz le contraire, la compétitivité, le chômage, la classe sociale, toujours ce sentiment de devoir être le meilleur, mais ce sentiment n'appartient pas a l'enfant, mais bien à l'adulte, nous pensons rendre service à nos enfants en les préparant à ce monde mais il est entièrement guidé par la peur; celle que l'on nous inculque c'est elle qui nous contrôles, alors que c'est à nous de la contrôler. Que se passe t' il dans la tête d'un enfant qui a peur ? il se dit: "je ne vais pas y arriver c'est trop dur..." "ils y arrivent tous pourquoi moi je ne peux pas?..." "je suis nul !"..."personnes ne m'aime", "les autres s'amusent bien, ils ont des amis, moi non, par ce que je ne suis pas comme eux, je ne suis personne ect.. etc." Avec un état de pensées aussi négatives comment voulez-vous qu'il puisse trouver un autre schéma de pensées pour pouvoir évoluer? s'il ne pense qu'à l'échec, où voulez-vous qu'il puise la force de s'en débarrasser ? Il nous faut leur faire comprendre le pouvoir de la pensée, il faut qu'ils comprennent que la façon dont ils appréhendent les choses a une énorme influence sur le résultat, par exemple: un surdoué du violon est responsable de sont don, il aime jouer du violon voilà pourquoi il y arrive, les parents peuvent pousser toute leur vie un enfant à jouer du violon s'il n'aime pas cela il ne sera jamais un surdoué, il faut aussi comprendre que ce que nous voulons ou pas n'a pas d'importance, ce qui compte c'est l'attention ou si vous préférez l'énergie émotionnelle que vous envoyez à quelque chose, donc pour simplifier, ne mettez pas d'énergie dans ce que vous ne voulez pas, mais bien dans ce que vous voulez, ne pas penser aux problèmes... penser aux solutions. Je peux vous assurer que les enfants comprennent cela bien mieux que des adultes, parce qu'ils le savent déjà il faut seulement leur rappeler. |
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Elnaino59 a écrit:. Ne change rien l'Anticonformisme est essentiel à toute civilisation, car c'est ce procédé (parmi d'autres), qui remet bien souvent en question les règles établies ne fonctionnant pas et les incohérences du système, en bref qui met le doigt là ou ça fait mal et qui fait avancer le schmilblick... je suis aussi ravi d'avoir des sujets de polémiques intéressants, soutenus, et réfléchis avec "un jeune" comme tu dit. comme quoi les jeunes ne sont pas tous des **** (nouilles).
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Lesquimo a écrit: Le propre de l’adolescence c'est d'être en désaccord avec la société qui les a vu naitre, et par moult réflexions la renouveler, par le conflit, la résistance etc... C'est une image assez caricaturale de cette période de la vie, mais en effet les ados sont rarement comme des poissons dans l'eau là où ils vivent. Mais je pense très sincèrement que notre génération est particulièrement fragile et déboussolée. Chaque jeunesse a eut ses problèmes socio-économiques, ses révélations, ses chocs et ses contrecoups, mais celle actuelle est selon moi dans une phase charnière, très hostile et pleine d’espérance. Il serait mal avisé de ma part de mettre une échelle de souffrance pour les ados selon les générations, d'autant plus que nous avons en apparence tout ce qu'il nous faut ( ça dépend pour qui bien sûr ), qu'il s'agisse de confort, de technologie, de divertissements, de cultures de plus nous n'avons pas connus la guerre, la famine , de grandes épidémies et autres terribles événements que nos aïeux eux ont certainement vécus. Cependant il y a tout une machinerie infernale, un embrigadement permanent, un tiraillement et une confusion incessante. Je ne peut malheureusement être très objectif sur ce sujet étant moi même encore un jeune, impliqué et de caractère anticonformiste. J'ai par contre l'avis de plusieurs camarades, et d'amis avec qui je partage ma vision philosophique de la vie et de la société et pour beaucoup ce qui revient, c'est ce sentiment d'avoir tout, mais d'être totalement dépossédé de l'essentiel, d'avoir des outils de liberté et d'immense pouvoir, illusoires et fades quand on y réfléchit. Notre époque est vraiment dualiste, c'est pourquoi beaucoup sont troublés. J'avoue que la dessus mon raisonnement peut être difficilement clair. |
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Elnaino59 a écrit: Parce qu'il y a eu une époque dans l'histoire de l'humanité où les ados se sont sentis bien intégrés ? |
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azstaroth a écrit:. Merci d'avoir relié mes deux commentaires Mulder, j'ai bien essayé de d'utiliser la fonction édit mais comme je fait des gros pâtés de texte je dépasse les 5 minutes et là...c'est le drame. Quoiqu'il en soit merci et bonne continuation. |
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extranéenne a écrit: Arrête tu va nous faire rougir... sinon je ne veux inculper les parents, avec la vie de tous les jours il est parfois difficile de se couper de sa vision d'adulte pour comprendre celle de l'enfant (ados compris). mais en plus des cours d'accouchement on pourrait faire quelques petites séances de pédagogie décrivant les aptitudes et les sensibilités de chaque âge, cela permettrai sans doute d’aiguiller ceux qui n'ont pas eu la chance d'apprendre l'enfanceet son fonctionnement... c'est une idée parmi tant d'autres. Elnaino59 a écrit:. Oui c'est possible mais je souhaiterai préciser qu'en regardant autour de moi je me suis rendu compte que les traumatismes liés à l'école son souvent dus aux camarades de classe. en tout cas c'est ce qui ressort de mes discussions entre amis lorsque l'on parle de notre enfance. il ne faut pas oublier non plus que les instituteurs et professeurs ne sont pas là pour inculquer leurs valeurs personnelles aux enfant mais simplement pour leur apprendre des matières qui leur serviront pour leurs choix professionnels futurs. voilà. Edit de Mulder. - Pensez-svp à vous servir de la fonction éditer lorsque vous avez besoin de compléter un commentaire. Merci. |
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Azstaroth ,et Elnaino, en plus d'être touchée,par la justesse de vos raisonnements,c'est très rassurant de vous lire.. merci à vous deux, et un plus mille au passage
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@Azstaroth
Parfaitement d'accord, il y a beaucoup affaire d'éducation, tant chez les ménages qu'à l'école, puis aussi toute une conception du terme de "normalité" comme si tout était sujet à recadrage dès qu'on est différent ou déviant. J'ai lu un article comme quoi l'école serait en grande partie responsable de traumatismes psychologiques, et le créateur de nombreuses pathologies psychiques. Puis il ne faut pas oublier cette pression insupportable de la société, de ses normes et valeurs, qui tentent à s'imposer et a uniformiser l’individu, il est donc normal qu'il y est conflit à la fois avec l'extérieure mais aussi à l'intérieur, d'autant plus que les enfants, étant de véritables éponges sont très vite sujet à des confrontations intérieures entre l' insouciance de nature, et les règles d'enfants, et tout ce qui s'impose à lui pour qu'il puisse vivre dans la société où il est nait. Puis il faut dire, parfois les parents ne cherchent pas a comprendre leurs enfants, ils ne fonctionnent qu'avec leurs canons et se soucient peu de la manière dont l'enfant intériorise les choses, car la "normalité" est le but final et ils pensent que c'est ce qu'il y a de meilleur pour lui, la société voulant l'individu ainsi. Beaucoup de pression pour nos chères têtes blondes et peu de compassion et d'attention, de compréhension et d'abnégation vis a vis d'eux. Il y a beaucoup de détresse chez les enfants et les adolescents d'aujourd'hui, ils ne sont en réalité que le reflet d'une société qu'ils cherchent à fuir. Parfois ils choisissent la drogue, les jeux vidéos, parfois on leur impose des psychotropes, maigres soulagement pour des esprits qui s'embourbent dans la sinistre société. |
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Franchement je n'est pas pu le regarder jusqu'au bout...j'en ai ras le bol de voir des parents stigmatiser leurs enfants, les formatant pour qu'ils se croient malade, alors que souvent on se retrouve chez des enfants sains qui ont juste une éducation basé sur une pédagogie pourrie.
on retrouve dans ces cas là (tout ce qui suit est à titre d'exemple, il peut y avoir bien d'autres raisons très complexes): des parents distants qui voudraient que leurs enfants soient des plantes vertes, qui trouvent que à 5 ans on devrait pouvoir se concentrer plus que 15 minutes sans interruptions, qui en on "marre de répéter les choses" comme ils disent, etc,etc...alors évidement quand ils vont voir le docteur en disant que leur enfant est intenable ils omettent souvent de dire qu'ils ne jouent jamais avec lui, ne font jamais aucune activité avec lui (hormis les devoirs et ça se passe sur les nerfs)...enfin bref j'espère que vous aurez compris l'idée. un enfant qui bouge, même plus que la normale, n'est pas nécessairement malade, il se peut juste qu'il s'ennuie (dans sa vie de tous les jours, pas que sur l'instant), qu'il demande de l'attention (et oui certains demandent beaucoup d'attention et c'est leur droit, ce n'est pas une maladie que de vouloir se regarder à travers le regard de ces parents, j'appel ça "chercher qui je suis"),etc... après je ne dit pas certains enfants peuvent présenter des pathologies diverses et variées mais dans certains cas, et je le déplore, les maladies sont fictives et le devienne à force de créer la psychose chez l'enfant. et dès fois, et là ce serai une honte, les pédiatres, psychologue et autres trouvent des maladies parce qu'il se pourrait bien que ça les arranges pour leurs affaires. et pour finir ce pavé, une petite tranche de vie: ayant travaillé quelques temps auprès d'enfants, j'entendais souvent les parents dire que leur gamin était perturbateur, incapable de se concentrer, qu'il n'écoutais rien, hyperactif, ils s'inquiétaient. bizarrement avec moi je ne retrouvait aucun de ces symptômes, ces enfants me demandais juste un peu plus d'attention que les autres, ils posaient beaucoup de questions et venaient souvent chercher le contact de l'adulte...tout en écoutant très bien les consignes et en respectant parfaitement leur environnement... donc un enfant dans un état psychologique...on va dire délicat...est souvent le résultat de son éducation. voilà à méditer. |
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On pouvait pas mieux dire !
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Ravie de lire de nouveau. Oui je suis entièrement de ton avis, les parents démissionnent, ils reportent l'éducation sur les professeurs qui sont généralement démissionnaires aussi.
Il n'y a plus d'éducation plus de morale et quand les gosses deviennent insupportables on se rabat sur les médicaments. Les labos en profitent, les toubibs peu consciencieux aussi et tout le monde y trouve son compte. Je trouve ça déplorable
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Étrange civilisation que la nôtre, on crée une société dans laquelle nos enfants sont exposés à toutes les cruautés, toutes les horreurs, et tous les vices de l'humanité n'ont plus de secret pour eux alors qu'ils n'ont pas dix ans.
Des millions d'adultes ne supportent pas la vie qui nous est proposée, et on s'étonne de voir des mômes sortir avec un flingue, ou tuer un autre gosse à l'école. Solution miracle? Les médocs, si facile, abrutir l'enfant pour se faire croire qu'on le maintien, qu'on le contient Avant de prescrire des médicaments, il serait peut-être plus judicieux de proscrire certains types d'images, de docs et de jeux aux mineurs de moins de 16 ans. Pour celà, il faut prendre le soucis à contre-pied, pour soigner l'enfant, souvent il faut traiter les parents, car le réel problème se situe là, bien souvent, ce sont les parents qui sont les responsables. immatures, plus pote que parents, surtout ne pas l'engueuler et encore moins lui coller une baffe, surprotéger son mini dieu, le gaver d'antibiotiques parce qu'il à le nez qui coule un peu, et ne pas trop le contrarier de peur de le traumatiser. Si les parents étaient plus sérieusement axés sur l'éducation de leurs enfant plutôt que de les côtoyer dans la maison, si ils contrôlaient d'avantage leur activités (internet, jeux vidéos...)certaines dérives seraient évitées, certains écarts seraient vite re-cadrés, et surtout ils percevraient le mal-être de leurs enfant avant que ceux-ci ne deviennent des paranos, psychopathe et autres névrosés à peine puberts... Après on accuse la société, c'est bien beau, mais la société, c'est justement les parents qui la font, et celle de demain? Ces pauvres névrosés qui, adultes, prescriront du lexomil dans le biberon des nouveaux-nés pour qu'ils fassent leur nuits afin qu'ils n'interrompent pas les parties de jeux en ligne de papa, ou le T'chat nocturne de maman. |
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Oui... Calmer les gosses à problème, mais à quel prix ? Sans parlez des répercutions sur leur avenir.
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