Cet épisode de la série « Hantise » nous emmène dans ce qui a été un des lieux les plus hanté des Etats-Unis, le manoir de Summerwind. La collection « Hantise » est le portage de l'émission américaine « A Haunting » qui retrace des histoires de fantômes, de démons et autres poltergeist aux Etats-Unis sous la forme de docu-fictions. Ce programme qui s'est déroulé sur deux saisons et une quarantaine garde une certaine crédibilité malgré son approche sensationnaliste. Le manoir de Summerwind a bien existé, dans le Nord Est du Wisconsin. Elle fut construite dans le début des années 1900 puis rénovée quinze ans plus tard pour un haut-fonctionnaire, Robert P. Lamont (et non Patterson). Celui ci occupera la propriété une quinzaine d'années avant de fuir mystérieusement (d'où l'histoire dans la cuisine). La maison sera ensuite vendue à la famille Keefer (là encore, l'émission a changé son nom en Murray) qui ne l'occupera jamais réellement et n'en tirera aucun bénéfice... Quant aux travaux de Raymond Bober, les rares artisans à avoir été embauchés se plaignirent d'une difficulté inhabituelle ; les chambres semblaient changer de dimension d'un jour à l'autre, et des effets personnels des Hinshaw apparaissaient et disparaissaient de manière inexplicable...
En 1969, alors qu'elle rend visite à une amie, Ginger Hinshaw découvre la manoir de Summerwind. Elle se sent immédiatement attirée par ce qui lui a été présenté comme « la vieille maison hantée », voyant dans ce lieu une occasion de commencer une nouvelle vie, aux cotés de ses quatre enfants et de son nouveau mari. Ce dernier, Arnorld Hinshaw est entrepreneur ; il est tout aussi emballé que sa femme à l'idée de restaurer l'immense propriété, malgré les rumeurs du voisinage...
La famille emménage deux mois plus tard, mais malgré l'enthousiasme général, la petite April, âgée de 9 ans a un mauvais pressentiment et ne se sent pas à l'aise dans la maison. Ginger et Arnold rénovent la maison, mais peinent à trouver de la main d'œuvre, car aucun artisan n'accepte de chantier dans le manoir prétendument hanté.
Un jour, alors qu'elle range un placard, Ginger trouve les plans originaux de Summerwind, qui emballent un calumet de la paix. La fascination de Ginger pour la maison se transforme en obsession, et elle déploie toute son énergie à lui rendre son état originel. Pendant ce temps là, son mari Arnold semble se désintéresser de son projet de rénovation. Ginger remarque alors que certains meubles changent de place tout seuls et ses enfants se sentent observés, quelque soit la pièce dans laquelle ils se trouvent. Malgré cela, Ginger refuse de croire que la maison est bien hantée. Le comportement d'Arnold se met à changer, il passe ses journées à dormir et ses nuits à jouer de l'orgue qui trône dans le salon et devient colérique.
Un jour, alors qu'elle est seule à la maison, Ginger entend une voix d'homme l'appeler par son prénom. Elle inspecte alors l'étage et se retrouve nez à nez avec une apparition spectrale. Anorld devient de plus en plus violent (le pauvre raton-laveur!) et devient méconnaissable aux yeux de Ginger et de ses enfants. La jeune femme comprend que la situation lui échappe quand deux amis qu'elle reçoit sont eux aussi témoins d'une apparition fantomatique avant de prendre leurs jambes à leur cou.
Les chambres étant glaciales, la famille se réunit dans le salon pour dormir au chaud. La folie grandissante d'Arnold lui ayant fait perdre son entreprise, la famille n'a plus de quoi payer le chauffage ni l'électricité. A bout de nerfs, Ginger décide d'appeler son père pour l'aider à quitter la maison maudite. Arnold restera une nuit de plus au manoir, mais ne reverra jamais Ginger. Celle ci ne veut plus jamais revoir Summerwind et s'installe au Canada. Profondément marquée par son expérience dans le manoir, elle tente de trouver des réponses et s'intéresse aux sciences parallèles. Le père de Ginger, Raymond Bober, est gagné par la même fascination que sa fille envers la vieille maison. Il rachète la maison avec son fils pour la rénover et le transformer en hôtel-restaurant. Encore une fois, trouver de la main d'œuvre pose problème car toute la région semble effrayée par la manoir. La peur gagne également Ray, le fils de Raymond Bober.
Alors que les deux hommes vont rendre visite à Ginger, la jeune femme remarque le comportement étrange de son frère et lui propose une séance d'hypnose. Alors que Ginger plonge Ray dans un demi-sommeil, il se met à trembler et à parler bizarrement. Visiblement possédé par une entité lié à Summerwind, Ginger tente de chasser la présence maléfique. Réveillé, Ray ne se souvient de rien mais demande à écouter l'enregistrement de la séance. La voix sur la bande magnétique était sombre , autoritaire et cruelle. Ray raconte alors avoir entendu des coups de feu dans la cuisine de Summerwind alors qu'il y était seul, être descendu et avoir senti une odeur de poudre et remarqué deux trous de projectiles dans la porte qui menait au sous sol. Peu après, il a été le témoin d'une apparition qui l'a fait fuir. Raymond fait le lien entre le récit de son fils et l'histoire des Lamont, qui après avoir vu un fantôme dans l'escalier menant de la cuisine au sous sol ont tenté de lui tirer dessus.
Intrigué, Raymond tente lui aussi une expérience sous hypnose. Il se voit découvrir une boîte dans une cachette de la maison contenant un acte de concession datant du 18 ème siècle, portant la signature d'un certain Jonathan Carver. En faisant des recherches, Raymond découvre que Carver était un explorateur des anciennes colonies, ayant négocié un traité de paix entre deux tribus amérindiennes rivales. En remerciement, les amérindiens auraient offert la terre sur laquelle Summerwind fut bâtie, bien qu'aucun document n'ait été retrouvé faisant mention de la transaction. Ginger, Raymond et Ray retournent à Summerwind dans l'espoir de retrouver la boîte dissimulée derrière une brique disjointe. La brique bascule, mais le trou derrière est vide. Déçus et épuisés par les lieux, la famille quitte Summerwind et n'y reviendra jamais. La maison a été détruite en 1988 par un orage, emportant définitivement ses secrets...
Encore une fois, grâce à une mise en scène efficace et des effets spéciaux volontairement rudimentaires, cet épisode nous plonge dans la terreur d'une famille confrontée à des forces invisibles. Le bilan est plûtot léger, les spectres n'ont jamais été très méchants et les changements d'humeurs notamment d'Arnold sont (sans doute) issues de terrains psychologiques fragiles. Le plus effrayant est sans doute l'anecdote de Lamont, qui tenta de repousser une entité immatérielle à coup de revolver, prouvant une fois de plus l'incompréhension des humains face au monde des esprits...
Pour moi tout ce qui se rapproche de ce reportage sont de pures fictions à but lucratif. Un peu comme Amityville tout ceci serait bidon. Mais c'est amusant à regarder