La vie extra-terrestre plus répandue que ce que l'on pensait ?
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Pendant longtemps, l'un des principaux paradigmes pour imaginer d'autres formes de vie dans l'univers était celui d'une planète présentant des conditions similaires à celles qui ont vu apparaître les premiers organismes vivants sur Terre: eau+chaleur+atmosphère protectrice. De ce paradigme découlait également la représentation de ces entités extra-terrestres sous des formes humanoïdes, popularisées notamment par la science-fiction.
Si les "petits hommes verts" existent peut-être ailleurs dans l'Univers, il semblerait cependant que leur rencontre ne soit pas pour demain. En revanche, l'étude de certaines formes de vie qui sont parvenues à se développer sur Terre dans les environnements les plus hostiles laisse supposer que ces phénomènes ont pu se reproduire ailleurs dans l'Univers. L'une des conditions essentielles à l'apparition de la vie, c'est l'eau. Or, les sondes spatiales ont trouvé celle-ci dans de nombreux endroits de notre système solaire. Dès lors, il semblerait que des organismes extrémophiles, c'est à dire capables de se développer dans des conditions où la vie semblerait impossible - sans lumière ou oxygène, ou sous des pressions très élevées - aient pu apparaitre sur d'autres planètes. Ce documentaire nous emmène donc à la découverte de sept endroits susceptibles de les accueillir.
Première étape de ce voyage: Mars. C'est la planète du système solaire qui ressemble le plus à la Terre, avec son atmosphère et ses saisons. Des canaux découverts par l'astronome Percival Lowell au fameux "visage" révélé par la sonde Vicking 1, Mars a toujours exercé un attrait particulier sur notre imaginaire. Or, les conditions qui règnent à sa surface paraissent bien peu propices à l'apparition de la vie: peu d'oxygène, un sol balayé par des tornades gigantesques, une température qui descend jusquà -70° pendant la nuit, et un bombardement incessant de corps célestes... Mais cela n'en fait pas pour autant une planète entièrement stérile. En effet, l'eau qui est sans doute encore présente sous la surface de Mars pourrait receler des organismes halophiles, c'est à dire capables de s'adapter à de fortes concentration de sel. De tels organismes ont été identifiés dans la Vallée de la Mort, aux Etats-Unis, ce qui a permis de transposer ce modèle aux conditions martiennes. D'autres formes de vie pourraient également se trouver dans les tunnels de lave Martiens. Ces organismes extrêmophiles se nourriraient des minéraux présents sur les parois. L'analyse des échantillons de glace et de sols martiens recueillis par les sondes tend à vérifier ces hypothèses, en attendant l'envoi d'une mission habitée sur la Planète Rouge, qui dira comment, et dans quelles proportions, la vie existe à sa surface.
La deuxième étape de ce voyage aux racines de la vie dans l'univers nous emmène près de Jupiter, dont les lunes pourraient elles aussi abriter des formes de vie extrêmophiles. Sur Callisto, la lune la plus éloigné de Jupiter, les sondes de la Nasa ont ainsi décelé un vaste océan sous la surface de glace, et qui dit présence massive d'eau dit certainement organismes extrêmophiles adaptés à ce milieu.
A l'occasion d'une troisième étape, nous nous posons sur une autre lune de Jupiter, Ganymède. A sa surface, on observe des glaciers en mouvement semblables à ceux que l'on trouve sur Terre. Là encore, la possibilité que l'océan enfoui sous la glace abrite certaines formes de vie semble importante.
Quatrième étape de notre voyage: Europe. C'est la lune la plus proche de Jupiter ; sa surface est recouverte par une immense banquise en dessous de laquelle se trouve le plus vaste océan de tout le système solaire. La découverte dans les abysses de nos océans de formes de vie se nourrissant des bactéries qui prolifèrent autour des sources hydrothermales, démontre que de telles créatures pourraient également exister dans l'océan d'Europe.
Pour la cinquième étape, nous mettons le cap sur Saturne, la deuxième plus grande planète du système solaire. L'une de ses lunes, Encéladus, pourrait bien abriter la vie en dépit des conditions extrêmes qui règnent à sa surface: pesanteur très faible, atmosphère inexistante, froid intense. En 2005, la sonde Cassini y a pourtant détecté des panaches de vapeur d'eau chaude enprovenance d'un geyser. Il y aurait donc de l'eau bouillante sous la surface d'Encéladus. Grace aux sources chaudes qu'on trouve sur Terre, notamment celles du Parc National de Yellowstone, on peut avoir une petite idée des créatures susceptibles de vivre dans cette eau bouillante, en l'occurrence des micro-organismes thermophiles.
Nous restons dans les environs, de Saturne pour l'avant dernière étape de ce voyage, avec une autre de ses lunes: Titan. Des centaines de lacs composés de méthane liquide constellent sa surface ; des conditions similaires à celles qui existaient sur Terre il y a 4 milliards d'années. C'est pourquoi les scientifiques pensent que Titan pourrait abriter des formes de vie embryonnaires.
Pour finir, nous nous rendons sur Venus. Aujourd'hui, une couche de nuages d'acide sulfurique de 65 kilomètres d'épaisseur enveloppe le sol ; la pression atmosphérique y est 90 fois plus importante que sur Terre, et sa surface constellée de volcans est en proie à des éruptions continuelles. Mais autrefois, Venus abritait des océans. Cette eau en ébulition a provoqué de la vapeur, que l'on retrouve à 50 km d'altitude. Une fois de plus, la comparaison avec un modèle terrestre permet d'envisager l'hypothèse d'une vie dans les nuages de Venus, en l'occurrence, la découverte de formes de vie extrêmophiles dans les eaux d'une mine californienne saturées en acide sulfurique. Ces organismes acidophiles, qui se nourrissent de composés sulfurés, pourraient bien se retrouver dans les nuages de Venus.
En conclusion, il apparait donc clairement que l'étude des milieux hostiles terrestres et des organismes extrêmophiles qui s'y sont développés nous donnent de précieuses indications sur ce que pourrait être la vie ailleurs dans l'univers. Si nous sommes pour le moment très loin de la découverte de formes de vie évoluées, voire de civilisations extra-terrestres susceptibles d'entrer en contact avec l'humanité, il n'en demeure pas moins que la découverte de formes de vie exogènes aurait une portée colossale sur notre conception du cosmos et de la place que nous y occupons. En effet, cela prouverait que la vie est loin d'être un phénomène isolé, mais qu'elle abonde au contraire dans l'Univers. En attendant de pouvoir rencontrer d'hypothétiques petits hommes verts, nous devrons cependant nous contenter pendant un certain temps encore de quelques microbes ou bactéries présents dans certains des endroits les plus inhospitaliers de l'Univers...
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ourkif - 42 ans - 8 pts - aucune vidéo - Nouveau - 17 Aug 11 22:17:12
Conviction : Entre deux
Message supprimé par Mulder.
- Merci de faire attention à votre orthographe. Veuillez également prendre note que le langage sms n'est pas autorisé sur ce site.
69blackbox - 28 ans - 25 pts - 4 vidéos - Nouveau - 23 Jul 11 16:39:15
Conviction : Convaincu
Merci encore gorska, si tu as des recommandations de documentaires, je me tiens à la disposition de tous sur ma chaîne youtube, il vous suffit de m'envoyer un message privé.