En 1947, l’Inde était au bord de la guerre civile, à quelques jours de son indépendance. Un archéologue, qui était jusqu’alors sur une longue étude des vestiges de la région, se retrouve soudainement contraint de quitter le pays et laisse des travaux inachevés sur la vallée de l’Indus. On va donc revenir sur ses anciennes recherches pour comprendre cette civilisation disparue et essayer éventuellement de compléter ses découvertes car si on ne fait rien, plusieurs dizaines d’années de recherche risquent d’être perdues à jamais.
C’est une ancienne citée, aujourd’hui en ruines, sur le fleuve de l’indus au Pakistan. Cette citée a été construite environ 2 500 ans avant J-C. et elle montre pourtant déjà un quadrillage urbain réfléchi ! Il reste toutefois à savoir qui l’a bâtie, qui y vivait et comment 50 000 habitants ont pu y trouver une prospérité... ces chiffres ont d’ailleurs été les résultats surprenants des dernières recherches.
Un professeur allemand de l’histoire de l’urbanisme étudie cette construction depuis 30 ans déjà. Ce n’est pas un hasard si de nombreuses personnes ont décidé de s’installer dans la vallée de l’Indus. Rajasthan, réputé pour ses palais, est une province fascinante qui intrigue des archéologues et des chercheurs diplômés. Elle représente une partie du patrimoine culturel de l’Inde, partiellement en ruines et pourtant inépuisable et toujours aussi bouleversant.
Aujourd’hui encore, le site reste mine d’or pour les archéologues, 10% de la citée en ruines ont été mis au jour, soit plus de 200 hectares. On essaye encore d’en déterminer la superficie exacte. Les dimensions du site ont été sous-estimées et on doit refaire des études plus poussées pour faire remonter les informations du terrain, pour ensuite examiner le moindre objet découvert et s’interroger sur sa signification.
John Marshall, l’archéologue qui a repris l’exploration des sites, travaille comme Sherlock Holmes, il a besoin d’être loin et seul pour rassembler les pièces du puzzle, pour comprendre ce qui se passe et pouvoir dresser une analyse complexe et fondée. Le site est dangereux parce que le fleuve peut avoir différentes phases d'affluence ou de sèche, il n’est donc pas toujours évident de le maîtriser.
Les chercheurs qui osent pénétrer la région se font des ennemis car ils portent atteinte au passé de l’Inde. Les populations locales y sont hostiles car on ne veut pas qu’ils touchent, qu’ils détruisent ou modifient la réalité et l’histoire.
Après avoir rassemblé les différents éléments, John découvre que plusieurs civilisations de différents sites éloignés sont en fait la même civilisation unie par le fleuve de l’Indus qui était l’eau partagée par les trois grands blocs de terre et donc les trois civilisations que l’on croyait indépendantes les unes des autres.
En prélevant des échantillons pour préciser la superficie de la citée disparue, on continue les fouilles dans l’espoir de trouver une bibliothèque et une pierre de rosette, c’est-à-dire quelque chose d’écrit en plusieurs langues qui permettent de déchiffrer leur histoire, mais pour l’heure, la citée antique garde le silence sur les secrets de son passé.
Ce qu’il y a de surprenant dans les récentes trouvailles sont des objets en argent et en or mais jamais en fer... ce qui laisse supposer que ces objets datent de peut-être plus de 4 000 ans... c’est-à-dire avant l’âge de fer !! et si tout les autres sites sont aussi vieux que ce que l’on suppose, ça veut dire que les civilisations étudiées sont bien plus anciennes que ce qu’on pensait, et vont donc changer l’histoire de l’Inde telle qu’on la connaît aujourd’hui...