La papesse Jeanne : une femme au Vatican ?

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La papesse Jeanne : une femme au Vatican ?
Rome. IXe siècle. Le pape, chef de l’église catholique, chevauche en tête d’une procession, bénissant les fidèles rassemblés sur son passage. Les vivats saluent sa progression, mais soudain il chute lourdement de sa monture en poussant des cris de souffrance. Malaise ? Attentat ? Non, sous le regard ébahi des fidèles, le souverain pontife est tout simplement en train d’accoucher !

Il ne s’agit pas d’un miracle mais d’une formidable imposture ; celui que tout le monde connaissait sous le nom de Jean VIII était en réalité une femme ! Arrivée à Rome vers 850 déguisée en homme, Jeanne s’y fait rapidement connaître sous le nom de Johannes Anglicus (Jean l'Anglais), occupant le poste de lecteur des Écritures saintes, avant d'entrer à la Curie. Là, sa culture et son érudition la distinguent aux yeux de ses pairs, et elle ne tarde pas à être nommée cardinal. A la mort du pape Léon IV en 855, c’est presque naturellement qu’elle est élue pape, jusqu’à cet épisode stupéfiant de la procession qui révèle l’incroyable supercherie.

Que peut-on dire aujourd’hui de cette histoire ? Une femme s’est-elle réellement retrouvée à la tête de l’église catholique ou toute l’affaire n’est-elle qu’une fable inventée par les protestants pour discréditer le pouvoir pontifical ? Grâce à l’analyse des archives d’époque et d’un certain nombre de pièces à conviction, ce numéro de l’émission « Dossiers Secrets » revient sur ce fait divers qui a longtemps secoué la Chrétienté et alimente aujourd'hui encore de nombreuses spéculations d’historiens.

. Histoire d’une mystification

Selon les chroniques, c’est aux alentours de l’an 850 que celle qui allait devenir la « Papesse Jeanne » arriva à Rome, déguisée en homme. Le professeur Creg Rustici, spécialiste des chroniques papales, évoque son parcours dans la ville sainte. Jeanne s’y fait connaître sous le nom de Johannes Anglicus (Jean l'Anglais) en obtenant tout d’abord un poste de lecteur des écritures Saintes. Ses capacités intellectuelles, sa formidable érudition, la conduisent rapidement à la Curie, qui regroupe l'ensemble des organismes administratifs du Saint-Siège. Là, Jeanne poursuit son ascension dans la hiérarchie de l’Église et ne tarde pas à être nommée cardinal. A la mort du pape Léon IV en 855, elle est élue par acclamation – pratique courante à cette époque – pour monter à sa place sur le siège pontifical. Mais en accédant à cette charge, Jeanne a aussi enfreint toutes les règles de l’église ; elle doit désormais veiller à protéger son incroyable secret.

Pour Rosalind Miles, historienne spécialiste du rôle de la femme dans la société médiévale, ce risque considérable pris par Jeanne était tout à fait calculé. Au cours de ses années passées sous l’identité de Johannes Anglicus, elle avait eu tout le loisir de se familiariser avec son rôle d’homme et pouvait donc jouer celui-ci à la perfection. Elle en maîtrisait parfaitement les usages et la gestuelle, ayant appris à marcher et à parler comme un homme. Mais sous la robe papale, Jeanne reste une femme ; les chroniques rapportent ainsi qu’elle eut une liaison à l’issue de laquelle elle tomba enceinte. La suite est connue : quelques mois plus tard la papesse Jeanne accouche en public tandis qu’elle monte à cheval en tête de la procession de la Fête-Dieu, entre la basilique Saint-Jean-de-Latran et la basilique Saint-Pierre. Selon certaines sources, l’usurpatrice sera lapidée sur place par la foule ivre de colère, tandis que d’autres affirment qu’elle mourut des conséquences de sa chute, ou qu’elle fut simplement déposée de ses fonctions et contrainte à l’exil.

. Il en a deux et qui pendent bien !

Telle est du moins la légende. Les archives papales comportent de nombreuses références à la papesse Jeanne, mais la plupart se contredisent, ce qui laisse penser aux experts que cette anecdote a été inventée de toutes pièces. Pour certains, l’histoire de Jeanne symbolise le potentiel caché des femmes dans la société médiévale ; d’autres, ennemis de l’église catholique, y voient une allégorie stigmatisant les dérives du catholicisme. Incarnation de l’Église, Jeanne est perçue comme le réceptacle des pêchés qui gangrènent cette institution. Sous la plume des détracteurs du pouvoir pontifical, elle devient la « prostituée de Babylone » mentionnée dans l'Apocalypse de Jean, figure de la Rome papiste dévoyée et décadente.

Mais que nous dit l’histoire à propos de Jeanne ? Son pontificat, que les historiens placent généralement entre 855 et 858, c'est-à-dire entre ceux de Léon IV et Benoît III, n’est officiellement mentionné dans aucun des registres de l’Église. Il existerait cependant une curieuse pièce à conviction, conservée au Vatican, prouvant que le pontificat de Jeanne a bien existé et que l’Église, après le scandale qu’il provoqua, chercha à se prémunir contre toute autre tentative de mystification. Cette pièce dont il est question est un trône de couronnement utilisé afin de vérifier la virilité des papes après leur nomination. Ce siège est percé en son centre d’un trou de 21cm de diamètre avec une ouverture vers l’avant. Le nouveau pape s’y asseyait, écartant les jambes sous sa robe, tandis qu’un diacre passait une main en dessous, vérifiant la présence de testicules, dénommés à juste titre les « Pontificales ». Après avoir effectué ce contrôle, le diacre était censé prononcer les paroles latines suivantes : "Habet duos testiculos et bene pendentes! ", cri de victoire qui signifiait : "Il en a deux et qui pendent bien ! ".

Même si cette scène est évoquée dans certaines chroniques de l’époque, il n’existe cependant aucune preuve tangible que cette pratique ait fait partie de la cérémonie de couronnement des nouveaux papes. D’après le Vatican ce siège serait en réalité une chaise percée tout ce qu’il y a de plus normal qui servait aux besoins naturels des souverains pontifes.

. Flou historique

Mais alors comment expliquer les nombreuses mentions de la papesse Jeanne dans les textes du Moyen-âge ? L’un de ces ouvrages, daté de 1250, est l’œuvre d’un moine Dominicain, Jean de Mailly, considéré comme le premier à évoquer la Papesse Jeanne dans sa « Chronica universalis » en 1255. Sa liste de souverains pontifes mentionne en effet une femme, et le religieux rapporte qu’elle a donné la vie durant son pontificat. Il émet cependant des doutes quant à l’authenticité de cette histoire en l’annotant du mot latin « require », qui signifie « à vérifier ». De Mailly ne nomme pas la papesse, mais il situe son pontificat en 1099, soit beaucoup plus tardivement que ce que dit la légende.

A peine 20 ans après Jean de Mailly, un autre auteur, Martinus Polonus, fait référence à Jeanne dans sa chronique des pontifes romains et des empereurs. Chapelain de son état, Polonus a été le confesseur de plusieurs papes, il est donc intimement lié aux sphères de la papauté, ce qui rend ses écrits crédibles. Il nomme la papesse sous le nom de Johannes – Jean – et elle sera connue plus tard sous le nom de Jeanne. Il situe celle-ci 200 plus tôt que Jean de Mailly, soit juste après le pontificat de Léon IV, qui est mort en 855. Or les historiens savent avec certitude que ce pape a existé ; on lui attribue la construction des remparts léonins ainsi que celle de la basilique St Pierre. Les dates proposées par Polonus paraissent donc plus plausibles que celles de Jean de Mailly. Qui plus est, un registre officiel fait mention d’une succession papale houleuse en 855, après la mort de Léon IV ; c’est dans cet intervalle historiquement flou que Jeanne aurait accédé au pontificat.

Polonus donne de nombreux détails sur l’arrivée de Jeanne à Rome, travestie en homme, et sur son ascension au sein du pouvoir religieux. Il donne également quelques indications sur les amants possibles de Jeanne après son couronnement en tant que pape. Le père de son enfant serait ainsi l’un des cardinaux qui, ayant percé à jour sa véritable identité, en aurait profité pour lui soutirer des faveurs sexuelles en échange de son silence. Fait curieux, Martinus Polonus s’abstient de tout jugement moral sur Jeanne, disant au contraire dans sa chronique qu’elle a été un bon pape et qu’elle était très aimée de la population. Il évoque enfin son accouchement en public et la disgrâce qui s’ensuivit.

. Travestie

Son récit donne aussi des précisions importantes sur les antécédents de Jeanne avant son arrivée à Rome. Elle était originaire de Mayence, qui était à l’époque l’un des plus grands centres religieux d’Europe. Non loin se trouvait l’abbaye de Fulda, fondée en 744 et considérée comme l’un des plus importants foyers d’érudition du Moyen-âge. Mais cette abbaye était fermée aux femmes ; pour beaucoup d’historiens, c’est là que se trouve la clé de la « métamorphose » de Jeanne. En effet, dans la société médiévale, la femme ne bénéficie d’aucun statut au sein de l’église. Quelques nonnes, comme Hildegarde de Bingen (1098-1179), eurent bien une destinée hors du commun, accédant à des charges importantes, mais elles restaient cependant une exception. Les hommes étaient les seuls vrais détenteurs du pouvoir au sein des sphères religieuses, et c’est probablement cette considération qui conduisit Jeanne à prendre une identité masculine. Elle souhaitait sans doute aussi échapper à la vie de labeur et d’enfantements successifs qui était vouée à bon nombre de femmes de son époque.

Atteindre ce but ne fut peut-être pas aussi difficile qu’il n’y parait à une époque où la plupart des tenues ecclésiastiques étaient assez androgynes. Comme déguisement, l’habit de moine était en effet presque parfait ; le capuchon dissimulait le visage et le cou, les longues manches mettaient les poignets délicats à l’abri des regards, et l’ampleur du vêtement recouvrait entièrement la silhouette féminine. De fait il existe des précédents, voire une tradition de femmes qui se travestissaient au sein de l’Église. Les historiens spécialistes de ce sujet recensent pas moins d’une vingtaine de récits qui ont pour protagoniste une sainte travestie. Ainsi, au Ive siècle, le moine Pélage était en réalité une certaine Marguerite Pélagie. Elle parvint à conserver le secret de sa véritable nature jusqu’à sa mort ; ceux qui avaient été chargés de laver sa dépouille réalisèrent qu’elle était une femme en ôtant ses habits. Ce genre de travestissement n’était pas forcément mal vu, il s’agissait seulement d’un stratagème auquel certaines saintes devaient avoir recours pour accomplir leur vocation.

A Rome, Jeanne ne dut pas avoir beaucoup de mal à dissimuler son secret, même en tant que pape. Son autorité naturelle, son assurance, son érudition, son esprit brillant et son sens de la répartie lui permirent très certainement de jouer son rôle masculin à la perfection. Mais comment dissimuler certaines caractéristiques physiologiques inhérentes à la femme, et notamment le cycle menstruel ? Les historiens qui se sont penchés sur la question pensent que le régime extrêmement frugal auquel étaient soumis les religieux à cette époque peut faire office d'explication ; si Jeanne jeûnait, son flux menstruel devait être inexistant, ou en tout vas suffisamment faible pour qu’elle puisse le dissimuler sans problème.

. Fable ou allégorie morale ?

Mais ce n’est pas qu’elle se soit fait passer pour un homme qui voua Jeanne aux gémonies de l’Église que le fait qu’elle soit tombée enceinte, signe qu’elle avait commis le pêché de chair. Selon les chroniques qui mentionnent Jeanne, son accouchement public se serait produit durant une procession papale reliant la basilique St Jean de Latran, la cathédrale de Rome, au Colisée, en passant par le Vatican. Or cet itinéraire fut modifié au XIIe siècle. Pourquoi ? Certains historiens pensent que cette décision fut prise pour éradiquer le souvenir du lieu où se produisit cet accouchement sacrilège. Aujourd’hui la ruelle correspondant à l’ancien tracé de la procession est connue sous le nom de « Vicus Papissa », que certains traduisent par la « rue de la Papesse ». On y trouve une petite chapelle cadenassée qui, selon certains récits, aurait abrité à une époque une statue de la papesse Jeanne. Toutefois, une raison bien plus simple pourrait expliquer ce changement d’itinéraire : la ruelle était tout simplement devenue trop étroite pour accueillir une grande procession.

Si on accorde du crédit à ce récit d’accouchement public, une question se pose inévitablement : comment une femme instruite comme Jeanne a-t-elle pu ignorer sa grossesse au point d’accoucher en pleine rue pendant une procession ? Pour certains historiens, l’explication tient au fait que le savoir dispensé aux religieux de cette époque était essentiellement livresque. La plupart possédaient de solides notions bibliques et théologiques, étaient versés en philosophie et dans les sciences, mais ignoraient tout du fonctionnement de leur corps. Considéré comme le siège du pêché charnel, celui-ci était au mieux traité avec mépris ou ignorance, au pire mortifié au point de le mettre en danger. Dans ce contexte, on peut donc supposer que Jeanne ait pu ne rien savoir de son état jusqu’à ce que se déclenche l’accouchement, ou qu’elle ait pu être victime d’une fausse couche.

Cet accouchement est cependant loin de faire l’unanimité parmi les chercheurs qui se sont intéressés à la légende de Jeanne. L’idée d’un accouchement public donne en effet un côté grotesque à l’histoire, faisant basculer celle-ci dans le domaine de la faribole. Qui avait intérêt à fabriquer et à colporter un tel récit, et dans quel but ? Pour tenter de répondre à ces questions il faut se pencher sur le statut de des femmes aux XIIe et XIIIe siècles. A l’époque, celles-ci commencent à revendiquer plus de fonctions et de pouvoir au sein de l’Église, exerçant une pression de plus en plus forte sur les hommes qui en sont les principaux dignitaires.

C’est dans ce contexte de tensions que l’histoire de Jeanne aurait pu être écrite, non pas comme un épisode véridique de l’histoire des papes, mais comme une leçon de morale donnée aux femmes par certains membres de l’Église pour les encourager à rester à leur place. L’allégorie est transparente : Jeanne, la travestie qui est parvenue à gravir tous les degrés de la hiérarchie religieuse pour s’asseoir sur le trône pontifical, finit par être trahie par son propre corps. Sa féminité est soudainement révélée par un accouchement public infamant.

. De l’histoire à la légende

300 ans plus tard, l’histoire de Jeanne allait faire l’objet d’une nouvelle récupération. A cette époque qui voit les franges catholique et protestante de l’Église se déchirer violemment, la papesse va en effet devenir le symbole de cette division morale. Les protestants pensent que l’église catholique est corrompue, qu’elle s’est coupée de ses origines christiques, jusqu’à oublier le message du célibat. A travers le personnage de Jeanne, les protestants trouvent un angle d’attaque idéal : elle est en effet la preuve que le catholicisme favorise le mensonge et la corruption ; son existence même remet en question l’autorité morale du pape.

l’Église clame en effet l’infaillibilité du pape en matière de foi et de morale ; de ce fait, il est gênant pour elle qu’une femme ait pu dissimuler sa véritable nature pour se hisser sur le trône pontifical. Et cette gêne prend l’allure d’un scandale moral quand la papesse en question finit par accoucher en pleine rue, ajoutant au grotesque de la situation la révélation de ses mœurs dissolues.

Cette dimension scandaleuse explique pourquoi de nombreux efforts furent faits au sein de l’Église, au cours des siècles suivants, pour nier l’histoire de la papesse Jeanne et la travestir en légende. Pour les réformateurs, le pontificat de Jeanne a en effet rompu l’ordre légitime de succession. Courant le risque de voir la papesse se transformer en un redoutable instrument aux mains des protestants dans la bataille que ceux-ci mènent pour contrôler l’Église, les catholiques, qui jusque là toléraient l’histoire de Jeanne, la renient désormais en bloc. Son nom doit être effacé des chroniques pontificales, son souvenir doit sombrer dans l’oubli pour toujours.

A Mayence, où il existe une rare copie des chroniques des Pontifes Romains de Martinus Polonus, Jeanne ne figure pas dans ce texte, qui fait seulement référence au pape Jean. Mais la marge présente des annotations griffonnées en latin disant ceci : « le pape était une femme ». Datées, ces annotations ont révélé qu’elles étaient bien antérieures à la Réforme protestante, éliminant du même coup la théorie d’une machination visant à discréditer l’église catholique. Leur véritable auteur demeure cependant inconnu. S’agissait-il d’un moine copiste qui, en faisant cela voulait que la véritable histoire de la papesse Jeanne se transmette aux générations futures ?

Impossible à dire. La légende de la papesse Jeanne est l’un des épisodes les plus embarrassants de l’histoire de l’Église. Pendant le Moyen-âge nul n’a remis en question son existence, mais elle pourrait avoir été transformée en personnage de fiction des siècles plus tard à des fins qui font l’objet de nombreux débats entre historiens. Aujourd’hui, l’église catholique moderne ne reconnait pas l’existence de Jeanne et continue d’affirmer que nulle femme ne peut devenir prêtre, et encore moins pape. Mais on dit que quelque part au fond des archives secrètes du Vatican se trouvent des documents sur la papesse Jeanne. S’agit-il d’une autre légende ou ces écrits révèleront-ils un jour la véritable histoire de la papesse Jeanne ?

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Frapatsai - Conviction : Sceptique
Mentor | 28 Jun 12 22:40:14 | 905 commentaires | 924 Pts | 2 vidéos | 🔗
Vive les Femmes !
gegecat - Conviction : Indéfini
Troll des villes | 28 Jun 12 17:57:55 | 0 commentaires | 2068 Pts | 53 vidéos | 🔗
Sacrée femme !

Y' a eu un excellent film sur elle, tiré d' un best-seller donc romancé, mais qui résume assez bien sa vie...

La BA:

http://www.youtube.com/watch?v=5dtli54yF8o
Lesquimo - Conviction : Entre deux
Fanatique | 28 Jun 12 14:59:40 | 0 commentaires | 1422 Pts | 0 vidéos | 🔗
MrNazgob a écrit:
Un très beau mystère comme Jeanne d'Arc.


N'oublions pas sa célèbre phrase : "Vous ne m'avez pas crue, vous m'aurez cuite".
MrNazgob - Conviction : Entre deux
Nouveau | 28 Jun 12 13:55:55 | 0 commentaires | 24 Pts | 0 vidéos | 🔗
Un très beau mystère comme Jeanne d'Arc. On peut se demander si ce sont des hommes efféminés utilisés pour de la propagande ou réellement des femmes qui ont réussis à s'imposer dans un univers très machiste. Je pense que l'histoire et certaines puissances garderont cette part de mystère à tout jamais ou le plus longtemps possible.
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