L’arche de Noé : quand le créationnisme se heurte à la science

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L’arche de Noé : quand le créationnisme se heurte à la science
Un vaisseau géant de 137 mètres de long, 26 mètres de large et 16 mètres de haut : telle était l’arche de Noé d’après l’Ancien Testament. Construite sur l’ordre de Dieu, cette immense nef de bois permit à Noé et aux siens, ainsi qu’à un couple de chacune des espèces animales, d’échapper au Déluge sur le point de ravager la Terre.

Depuis, l’arche de Noé a alimenté d’innombrables débats et controverses au sujet de son existence. Certains ont pris des risques insensés et failli perdre la vie en cherchant sa trace ; d’autres, convaincus qu’elle n’a jamais existé autrement qu’à l’état de mythe se sont évertués à démontrer l’impossibilité technologique de construire un bateau de cette dimension.

Dans les années 50 cette controverse rebondit de manière spectaculaire avec la découverte d’une mystérieuse structure ensevelie sous un mélange de roche et de neige au sommet du mont Ararat, en Turquie, précisément là où le récit biblique indique que Noé accosta au terme d’une longue dérive à travers les eaux du globe. Certains fondamentalistes bibliques virent aussitôt dans ce rocher évoquant la coque d’un navire les vestiges de l’arche, tandis que de leur côté les scientifiques s’évertuèrent à démontrer qu’il s’agissait d’une formation géologique naturelle. Ce documentaire revient sur cette controverse qui dure depuis plus de 50 ans et évoque ses derniers développements à la lumière de récentes découvertes archéologiques et scientifiques.

. Noé, élu de Dieu

D’après l’Ancien Testament, 2400 ans avant la naissance du Christ, Dieu ordonne à un certain Noé de construire une arche géante. Le Créateur s’apprête en effet à provoquer un Déluge sur terre afin d’en faire disparaître les hommes qui ont sombré dans la perversité et la malveillance. Juste et vertueux, Noé et les siens sont cependant choisis pour survivre, afin qu’ils puissent perpétuer la lignée humaine. Dieu donne à Noé des instructions très précises en vue de la construction de l’arche : « tu la feras en roseaux et tu l'enduiras de bitume en dedans et en dehors. Voici comment tu la feras : trois cents coudées pour la longueur de l'arche, cinquante coudées pour sa largeur, trente coudées pour sa hauteur. Tu feras à l'arche un toit et tu l'achèveras une coudée plus haute, tu placeras l'entrée de l'arche sur le côté et tu feras un premier, un second et un troisième étages. » Il lui ordonne aussi d’emporter avec lui sept paires « tous les animaux purs », afin qu’eux aussi puissent échapper au Déluge.

Noé s’exécute et sauve sa famille et les animaux qu’il a embarqués à bord de son arche. Parti de la Mésopotamie (actuel Irak), il dérive pendant plusieurs mois avant de s’échouer dans le massif montagneux de l’Ararat, le long de la frontière orientale de l’actuelle Turquie. C’est là qu’en 1959 un capitaine de l’armée Turque qui effectuait une mission aérienne de cartographie pour le compte de l’OTAN, Ilan Durupinar, repéra une mystérieuse formation rocheuse évoquant les contours d’un bateau enseveli. Il n’en fallait pas plus pour raviver la légende de l’arche de Noé ; celle-ci attira l’attention de l’Américain Ron Wyatt, aventurier et chrétien fondamentaliste, qui organisa plusieurs expéditions pour redécouvrir et aménager ce site particulièrement difficile d’accès.

. Durupinar, entre fascination et élucubrations

L’archéologue amateur Jerry Bowen fait partie de ceux qui sont convaincus que les vestiges de l’arche de Noé se trouvent quelque part dans le massif de l’Ararat. Pour valider ses théories, largement basées sur celles de Wyatt, il se rend sur le site de Durupinar en vue d’y récolter de nouveaux indices. La structure en forme de bateau est bordée de grands murs de boue ; Jerry Bowen pense que se sont les vestiges de la membrure en bois de l’arche. De la proue à la poupe, celle-ci mesure près de 157 mètres, or ces dimensions posent un problème par rapport au récit biblique, qui évoque une longueur de 300 coudées, soit environ 137 mètres. Mais Jerry Bowen a une théorie pour expliquer ces 20 mètres supplémentaires ; dans la plupart des interprétations de la Bible, il est indiqué que la coudée correspond à 45cm, à savoir la distance du coude jusqu’au bout des doigts. Toutefois Moïse, qui est considéré comme l’auteur de la Genèse, a vécu en Égypte ; il utilisait donc comme référence la coudée royale égyptienne, qui mesure précisément 52,4cm, ce qui donne donc pour l’arche une longueur totale de 157 mètres au lieu de 137.

Sur le site de Durupinar, Bowen multiplie les découvertes qui étaient sa théorie, comme ces énormes billots de bois pétrifié qu’il identifie comme étant des morceaux des traverses de l’arche. A leur surface, il distingue des rainures qui pourraient avoir été causées par le frottement des cordages en chanvre du navire. Il affirme aussi avoir découvert de nombreuses attaches en fer, utilisées pour assembler les poutrelles du pont, et même des traces des animaux que transportait l’arche, comme des fragments de bois de cerfs fossilisés.

Mais d’autres chercheurs considèrent les théories de Jerry Bowen à comme des élucubrations. C’est notamment le cas du géologue Farouk El-Baz, pour qui la formation de Durupinar n’est rien d’autre qu’une saillie rocheuse formée naturellement par un glissement du terrain. Ses contours singuliers, en forme de navire, se retrouvent d’ailleurs en d’autres endroits du site, même s’ils sont beaucoup moins nets.

. L’hypothèse Ararat

Mais parmi les chercheurs de l’arche, Durupinar est loin de faire l’unanimité. Certains le considèrent même comme un leurre et considèrent que le véritable réceptacle de l’arche est le mont Ararat, ce volcan dont le sommet couronné de neiges éternelles culmine à 5 165 mètres d’altitude, de l’autre côté de la vallée. Théâtre de nombreuses légendes, le mont Ararat a attiré des explorateurs célèbres, dont le plus fameux est le colonel James Irwin, héros de l’épopée lunaire américaine. En 1973, deux ans après être devenu le huitième homme à marcher sur la Lune, Irwin, se sentant investi d’une mission divine, se lance sur les traces de l’arche de Noé. L’ancien astronaute ne croit pas au site de Durupinar et préfère se rendre directement sur le mont Ararat. Son expédition repose sur le récit d’un témoin direct, George Hagopian, qui affirme avoir vu les vestiges d’un navire géant dans une gorge encaissée située près du volcan.
Irwin et son équipe n’ont plus qu’à retrouver l’endroit exact, mais la zone d’investigation est extrêmement difficile d’accès et recouverte d’un épais manteau neigeux ; l’expédition doit donc avoir lieu en août, pour profiter au maximum de la fonte des neiges. Malgré les efforts d’Irwin et de ses compagnons, l’arche restera introuvable. James Irwin retournera à cinq reprises sur le mont Ararat ; il faillira même y laisser la vie, emporté par un éboulement tandis qu’il évoluait à plus de 4000 mètres d’altitude. L’ancien héros de la conquête spatiale sera retrouvé et sauvé in extremis par ses compagnons, mais cette mésaventure marquera la fin de ses efforts pour retrouver l’arche.

D’autres investigateurs, plus prudents, se sont contentés d’étudier les nombreuses photographies aériennes qui ont été prises du mont Ararat et de ses environs pour tenter d’y localiser les vestiges du navire géant. Située dans une zone stratégique sensible, cette région fait en effet l’objet d’une surveillance par des avions et des satellites espions depuis plusieurs décennies. Ces photos d’une extrême précision ont permis à ceux qui sont à la recherche de l’arche d’étudier les versants inaccessibles du mont Ararat ; parmi ces investigateurs, quelques-uns ont cru avoir trouvé des formes évocatrices du navire, mais pour les géologues, il n’y a rien d’autre que des reliefs naturels sculptés par la neige et la glace.

Ces reliefs sont les traces du passé volcanique du mont Ararat, passé qui est précisément invoqué par les adeptes du site de Durupinar pour y expliquer la présence des vestiges de l’arche. D’après ces théories, le navire de Noé se serait bien échoué sur les flancs du mont Ararat, mais il aurait été ensuite balayé par une coulée de lave jaillie du volcan, et emporté jusqu’au site de Durupinar. Il se serait alors ouvert en deux dans le sens de la longueur avant d’être recouvert ; les deux renflements qui délimitent l’emplacement supposé de l’arche correspondraient aux vestiges de la coque.

Pendant cette période d’intense activité volcanique du mont Ararat, la structure de l’arche se serait progressivement transformée en pierre, le bois se pétrifiant sous l’épaisse couche de cendres qui le recouvrait. Mais les géologues qui ont étudié les échantillons de roche prélevés sur la formation de Durupinar contredisent cette théorie. Le professeur Larry Collins, de l’Université de Northridge (Californie), est l’un des premiers scientifiques à avoir étudié ce soi-disant bois pétrifié ramené par Ron Wyatt lors de ses expéditions menées dans les années 80, et pour lui il ne fait aucun doute qu’il s’agit de roche brute. Le bois pétrifié présente en effet une structure régulière dans laquelle les cellules vivantes ont été remplacées par de minuscules particules de silicate, autrement dit du quartz. Or aucun des échantillons prélevés à Durupinar ne présente ces caractéristiques.

. Archéologie maritime

Un autre coup sérieux porté à l’existence de l’arche de Noé vient de l’archéologie maritime. Sur un vaisseau de cette taille, la quille devrait mesurer entre 135 et 150 mètres de long, or tous les navires de l’Antiquité retrouvés jusqu’à ce jour montrent qu’il était technologiquement impossible d’atteindre de telles dimensions. Ces embarcations d’une trentaine de mètres de long pour 15 mètres de large étaient pourtant les « cargos » de l’Antiquité, représentant le nec plus ultra des bâtiments de transport maritime.

Le calcul est aussi simple qu’édifiant : si l’on se base sur les dimensions données par la Bible, le revêtement extérieur de l’arche aurait nécessité à lui seul près de 14 000 mètres carrés de bois. Or les seuls outils dont disposaient les constructeurs étaient des haches de cuivre avec lesquelles ils fendaient les rondins de bois pour en extraire des planches. Les procédés d’étuve servant à courber le bois n’ayant pas encore été découverts, celles-ci devaient être sculptées à la main pour former la partie arrondie de la coque, ce qui en limitait considérablement la taille. Les planches étaient ensuite assemblées avec des fibres végétales avant d’être calfatées avec de la cire d’abeille chaude à laquelle on ajoutait une garniture végétale. En utilisant ces techniques, une dizaine d’heures sont nécessaires à l’assemblage de deux planches ; à l’époque de Noé, la construction d’un navire des dimensions de l’arche aurait donc représenté une tâche insurmontable pour un seul homme.

Qui plus est, les proportions monumentales de l’arche l’auraient rendue extrêmement vulnérable à un phénomène que tous les ingénieurs en construction navale connaissent bien : la déformation de la coque engendrée par la torsion du bois. En effet, dans une mer agitée, celle-ci s’affaisse et se soulève successivement ; ces déformations, appelées arc et contre-arc, désolidarisent les planches qui laissent alors l’eau s’engouffrer dans la coque. Sur une mer déchaînée, un navire de la taille de l’arche aurait ainsi embarqué de telles quantités d’eau à cause des déformations successives de sa structure qu’il aurait immanquablement fini par sombrer.

. Conception révolutionnaire ?

Mais les fondamentalistes démontent ce raisonnement en expliquant que Noé a utilisé des techniques de construction bien en avance sur son époque. Lors de ses expéditions sur le site de Durupinar dans les années 80, Ron Wyatt aurait ainsi démontré à l’aide d’un radar de sol que la partie enterrée de l’arche était traversée par un quadrillage de lignes révélant une structure composée de nombreux « caissons » compartimentés destinés à améliorer sa flottabilité. Noé aurait également assemblé les planches de la coque à l’aide d’attaches et de rivets en fer afin d’optimiser l’étanchéité des joints.

Pour étayer cette théorie, les partisans de l’arche évoquent la présence d’étranges taches de rouille à la surface du site de Durupinar, taches qui correspondraient aux restes de ces éléments métalliques. Toutefois les historiens situent le début de l’âge de fer aux environs de 1200 avant J.-C., alors que l’arche est censée avoir été construite vers 2400 avant notre ère… L’anachronisme des rivets en fer est donc de taille ! Qui plus est, le sous-sol de toute la région est composé de matériaux volcaniques riches en fer ; celui-ci s’est concentré dans certaines roches, créant ces concrétions corrodées que Wyatt et ses compagnons prirent pour des éléments ayant servi à la construction de l’arche. Quant au quadrillage révélé par le radar, il serait dû au ruissellement des eaux de pluie à travers ce sous-sol ferrugineux ; au fil du temps, la rouille s’infiltre dans les innombrables fissures, donnant naissance à ce réseau de lignes géométriques que Wyatt a pris pour la structure de l’arche.

Pour en finir définitivement avec ce mythe, des scientifiques ont décidé de construire une réplique miniature du navire de Noé et de tester sa flottabilité dans un bassin de laboratoire. Ses proportions respectent scrupuleusement celles données par l’Ancien Testament et ses caractéristiques techniques ont été calquées sur celles des navires de l’Antiquité. Lestée afin de simuler une importante cargaison d’animaux, la maquette est mise à l’eau dans un bassin de houle de 67 mètres de long afin de reproduire les conditions de navigation du Déluge. Filmés par des caméras disposées autour du bassin, les mouvements de l’arche seront ensuite analysés sur ordinateur. A bord, Noé n’avait aucun moyen de diriger son gigantesque navire ; dès que les premières vagues artificielles atteignent sa proue, l’embarcation se déporte sérieusement sur le côté, s’exposant aux coups de boutoir de la houle. Le roulis s’amplifie rapidement, accusant une amplitude de plus de 50° dans des conditions de tempête extrême. Le verdict du test est sans appel : sur une mer démontée par le Déluge, les passagers et les animaux que transportait l’arche auraient été projetés dans tous les sens ; puis sa coque soumise à d’impossibles torsions aurait commencé à prendre l’eau de toutes parts, et elle aurait fini par sombrer.

. Contre-hypothèse

Mais ceux qui croient à l’arche sont convaincus que Noé possédait les moyens techniques de stabiliser son bateau sur une mer démontée. La preuve se trouverait à 20km à l’ouest de Durupinar, sous la forme d’étranges monolithes au sommet percé d’un orifice circulaire. Ceux-ci ont été découverts par Ron Wyatt en 1977 ; grâce à sa connaissance des techniques de navigation de l'Égypte antique, l’aventurier émit alors l’hypothèse que ces pierres, fixées sous la coque l’aide de cordages passés dans leurs orifices, faisaient office de balanciers de façon à rendre l’arche plus stable. D’après Wyatt, Noé coupa ces attaches lorsque l’eau commença à refluer, ce qui explique l’endroit de leur découverte.

Testé en bassin de houle sur la maquette de l’arche, ce dispositif s’avère effectivement très efficace, permettant à l’embarcation de résister aux déferlantes les plus violentes, même lorsque celles-ci viennent frapper ses flancs. Cette théorie des ancres de pierre pose cependant un problème de taille : Noé est en effet censé avoir pris la pierre en Mésopotamie, à plusieurs centaines de kilomètres au sud du mont Ararat. Ces gigantesques monolithes ont donc forcément fait le voyage avec lui, or ils sont composés de basalte, une roche volcanique issue d'un magma refroidi rapidement au contact de l'eau ou de l'air que l’on ne trouve pas à proximité du lieu de construction supposé de l’arche… En revanche le basalte est très présent dans la région du mont Ararat ; il s’agit donc d’une roche locale et non mésopotamienne. Étant donné que ces monolithes ont tous été retrouvés au même en droit, les archéologues estiment qu’ils appartenaient à un cimetière païen. Les croix dont ils sont ornés auraient été gravées a posteriori par les communautés chrétiennes qui s’installèrent dans cette région.

. La Mer Noire : clé de l'énigme ?

Pour finir, intéressons-nous au Déluge, cette formidable catastrophe naturelle qui serait à l’origine de la construction de l’arche. D’après la Genèse, premier livre de l’Ancien Testament, 2400 ans avant notre ère, Dieu aurait éliminé presque toutes les créatures vivantes de la surface de la Terre en noyant celle-ci sous des pluies catastrophiques. Pour les créationnistes, qui prennent ce récit au pied de la lettre, c’est là que commence le voyage de Noé à bord de l’arche ; la planète était recouverte par plus de 2000 mètres d’eau qui avaient englouti l’essentiel des continents, laissant seulement émerger les sommets de quelques massifs montagneux, dont ceux du mont Ararat.

Bien que ce ne soit pas mentionné dans la Genèse, certains fondamentalistes pensent que cette inondation cataclysmique n’a pas été provoquée par les quarante jours de pluie auxquels le texte biblique fait allusion, mais par une pluie d’astéroïdes qui, en fendant la surface terrestre au moment de l’impact, aurait libéré l’eau de gigantesques nappes d’eau souterraines. Seule embarcation à pouvoir naviguer sur cet immense océan déchaîné, l’arche de Noé y aurait dérivé pendant de longues semaines avant de s’échouer sur les flancs du mont Ararat, à quelques 300 kilomètres de la Mer Noire.

Cette étendue d’eau de 440 000 km² a été le théâtre d’innombrables mythes et légendes. Il y a 10 000 ans, c’était un lac d’eau douce dont les rives abritaient des villages prospères vivant de l’agriculture et de la pêche. Aujourd’hui, la Mer Noire est salée et saumâtre, preuve qu’à un moment de son histoire les eaux de la Méditerranée s’y sont déversées. Pour dater précisément cet événement susceptible d’éclairer le récit de la Genèse sous un jour nouveau, des scientifiques ont procédé au carottage des sédiments qui forment le fond de la Mer Noire. L’analyse de ces strates permet de constater que les sédiments d’eau douce laissent brusquement place à de nouvelles couches provoquées par l’invasion subite de la Mer Noire. La datation au carbone 14 de minuscules organismes retrouvés dans ces sédiments montre que cette montée des eaux, qui remonte à près de 9 400 ans, est largement antérieure au récit biblique.

Les scientifiques pensent qu’un réchauffement climatique est à l’origine de ce phénomène. Le niveau de la Méditerranée se serait subitement élevé et celle-ci se serait littéralement engouffrée dans la Mer Noire, inondant toute la région environnante. C’est cette catastrophe climatique qui serait évoquée dans la Genèse sous la forme du mythe de Noé. Il est d’ailleurs intéressant de constater que l’on retrouve des mythes similaires dans d’autres cultures, preuve que les inondations causées par la brusque montée du niveau des océans touchèrent l’ensemble de la planète. Un texte retrouvé sur une tablette mésopotamienne écrite en alphabet cunéiforme évoque ainsi l’histoire d’un homme qui aurait lui aussi reçu des instructions divines afin de construire une embarcation destinée à le sauver, lui et sa famille, de ces inondations.

L’arche de Noé ne serait-elle qu’un mythe ? Pour les scientifiques c’est une certitude, cependant l’impressionnant site de Durupinar et les étranges découvertes qui y ont été faites laissent planer une part de mystère. Les créationnistes veulent croire qu’il s’agit de l’endroit où l’arche se serait échouée après son long périple à travers la planète ravagée par le Déluge. Mais toutes les preuves scientifiques semblent nous dire le contraire… Quel que soit le résultat de cette querelle entre convaincus et sceptiques, le mythe de l’arche de Noé semble en tout cas n’avoir perdu du pouvoir de fascination qu’il exerce sur notre imaginaire, prouvant en cela sa vocation universelle.

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Daniel PIGNARD - Conviction : Indéfini
Arrivant | 18 Aug 12 15:12:22 | 0 commentaires | 50 Pts | 0 vidéos | 🔗
http://www.mystere-tv.com/l-arche-de-noe-quand-le-creationnisme-se-heurte-a-la-science-v2936.html

Pour la construction de l’arche, vous raisonnez comme si les techniques étaient antiques, or qui sait ce que les patriarches avant le déluge avaient inventé et exploité ? En effet toute cette civilisation a été balayée par le déluge et il n’en reste plus grandes traces. Avant le déluge les hommes vivaient environ 900 ans et avaient donc largement le temps d’acquérir les connaissances des métaux, du fer, de la poix, du bois et de son équarrissage. De plus les arbres étaient apparemment beaucoup plus imposants que maintenant et facilitaient donc la construction d’une arche. Quant à la limitation de bateaux à 60 m maxi, si je construit 6 bateaux de 50 m*15 m que je mets côte à côte deux à deux, j’obtiens un gros bateau de 150 m*30 m semblables aux dimensions de l’arche, il faut donc arrêter de nous bassiner avec des arguments pareils.

59 266 animaux sur l’arche, taille moyenne = la brebis.
L’animal moyen dispose de plus de 0,5 m3 et sa nourriture autant.
Ils mangeaient fourrage + graine parce que la Bible le dit.
Bateau à double paroi + eau entre les parois.

L’ eau entre les parois donc eau sous pression + lisier remonté par (peut-être) noria.

La nourriture était déjà en place dans les compartiments.

Impossible de construire un bateau de 14 000 m2 de planches en si peu de temps : répondu 14 000 m2 de bois à façonner (d’après leur chiffre) en 83 ans (enfants ont 17 ans) à 8 personnes soit en 29 880 jours de travail à 8 personnes, ça nous fait 0,468 m2 par jour à façonner pour 8 personnes et les évolutionnistes officiels, payés par nos impôts, trouvent que c’est encore beaucoup trop de travail pour eux. Quand on vous dit que ceux qui sont payés aux frais de la princesse n’en foutent pas la rame, on n’est pas dans l’erreur. Lémec et Méthuschélah, père et grand-père de Noé, sont morts l’un 5 ans avant le déluge et l’autre l’année même du déluge et ont fait 2 hommes de plus au travail. Il y avait donc 6 hommes et 4 + 2 (éventuelles) femmes au travail.
On place un couple en 160 s en utilisant les 7 jours pour placer les animaux.

Voir ce lien où sont précisées les dimensions de l’arche :
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/594977-l-arche-de-noe-facile-pour-les-fils-de-dieu-impossibilites-infinies-pour-la-science.html

Prendre Ron Wyatt et son site de Durupinar n’est pas très sérieux. Voici mon avis sur le lieu ou l’arche s’est échouée.
http://andre.gagnoud.free.fr/BIBLIOGRAPHIES/La_BIBLE_face_a_la_SCIENCE/Daniel_Pignard_-_20010609%20_-_Recherche_sur_le_Deluge_et_la_Derive_des_Continents_-_Resume.pdf
JeanClod - Conviction : Indéfini
Arrivant | 23 Jul 12 20:21:15 | 0 commentaires | 39 Pts | 0 vidéos | 🔗
A propos de la lecture simpliste de la Genèse par les créationnistes, j'adore la page suivante : http://www.nioutaik.fr/index.php/2011/03/18/613-larche-de-noe-cest-vraiment-nimporte-quoi .

S'il est vrai qu'un nombre de mythes parlent de Déluge "il y a longtemps dans la passé" rien ne dit que tous ces mythes parlent du même déluge. Pour les barbares de l'époque, une digue de la Mer Morte, ou une digue d'un grand Lac intérieur, qui pête, ça peut suffire pour dire que "le monde entier était sous les eaux", vu que effectivement, *leur* monde entier était sous les eaux. Même à 3 jours de marche de là, c'était sous les eaux : C'est bien la preuve ;)

oss217 - Conviction : Sceptique
Curieux | 01 Jul 12 10:27:21 | 0 commentaires | 118 Pts | 0 vidéos | 🔗
@Hannibal
Qu'il y ai eu un "déluge" quelque part dans le monde à une époque reculée ne fait aucun doute. Un tsunami, des crues exceptionnelles ou autre catastrophe naturelle sont probablement à l'origine de cette histoire, toutefois que ce déluge ai été provoqué par un dieu quelconque et qu'un homme choisi par lui ai pu construire un bateau suffisamment grand pour contenir un couple de chaque espèce de la planète et que des espèces animales aient pu se "régénérer" à partir d'un simple couple est impossible.

L'argument que tu avances est pertinent :

À l'époque du déluge, pour assurer la "régénération" d'une espèce, un couple ne suffisait pas.

Aujourd'hui, les techniques génétiques modernes, associées à des moyens financiers considérables, rendent cette opération envisageable. Mais, à l'époque du déluge, les hommes ne connaissaient pas ces techniques (ainsi que toutes les techniques "périphériques associées", indispensables : informatique, chimie...).

Imaginez un peu un bateau conçu pour héberger plusieurs troupeaux d'éléphants, plusieurs troupeaux de girafes, un troupeau de zèbres, plusieurs troupes de lions, un troupeau de gnus, un troupeau de gazelles...

Vous imaginez la taille du bateau? Vous imaginez les problèmes d'organisation colossaux qui se posent?

Même avec nos techniques modernes, je doute que l'on puisse construire un bateau assez grand pour héberger des centaines de troupeaux d'espèces variées...

Cette histoire d'arche est une affabulation.

@pitipiti
Il a très bien pu se passer "quelque chose" qui, ici ou là, a marqué les esprits ; mais la tendance des retranscriptions bibliques à avoir des proportions... bibliques n'aide pas à y voir clair. Ajoutons à cela une bonne dose d'invraisemblances (Noé est âgé de 600 ans) ou d'incohérences (un olivier, dont la colombe ramène une feuille, aurait-il pu survivre cinq mois en étant immergé ?), et on comprend vite que l'interprétation littérale est à prendre avec des pincettes.

Je suis de ton avis. Quelque part, un évènement isolé s'est produit. Il ne s'agissait pas d'un déluge à l'échelle planétaire... il s'agitait peut-être d'un très gros raz de marée (on a retrouvé des traces de ce genre d'évènements). Ce très gros raz de marée a déferlé sur une zone géographique extrêmement limitée à l'échelle de la planète.

Mais les hommes, qui ont toujours tendance à "grossir les histoires", ont grossi l'histoire au point de la transformer en un raz de marée planétaire.
oss217 - Conviction : Sceptique
Curieux | 30 Jun 12 18:12:55 | 0 commentaires | 118 Pts | 0 vidéos | 🔗
@pitipiti

Mais soyons francs ! Si je-ne-sais-quel réalisateur faisait une adaptation cinématographique de cette histoire, nul doute que le succès serait plus au rendez-vous si c'était Michael "splosion" Bay ou Peter "LotR" Jackson que Rajkumar Santoshi ou Youri Illienko (le choix des deux derniers est aléatoire)


Il existe un film récent dont l’histoire ressemble comme deux gouttes d’eau au mythe du déluge : « 2012, la fin du monde ».

http://www.youtube.com/watch?v=F1e_PnsBR4s

Ce film a plutôt bien marché
Hannibal - Conviction : Sceptique
Curieux | 30 Jun 12 11:56:00 | 0 commentaires | 124 Pts | 0 vidéos | 🔗
Salut.
Le créationnisme s'est heurté à la science très souvent, et à chaque fois ce fut à ses dépends.

Qu'il y ai eu un "déluge" quelque part dans le monde à une époque reculée ne fait aucun doute. Un tsunami, des crues exceptionnelles ou autre catastrophe naturelle sont probablement à l'origine de cette histoire, toutefois que ce déluge ai été provoqué par un dieu quelconque et qu'un homme choisi par lui ai pu construire un bateau suffisamment grand pour contenir un couple de chaque espèce de la planète et que des espèces animales aient pu se "régénérer" à partir d'un simple couple est impossible.
Win - Conviction : Indéfini
VIP | 29 Jun 12 18:41:20 | 1895 commentaires | 2153 Pts | 246 vidéos | 🔗
Clef de Sol a écrit:
huncestleo a raison, ce n'est pas la peine de vous crêper le chignon pour débattre sereinement sur ce genre de sujet.
Songez à ceux qui n'ont pas forcément votre "culture", ou votre "connaissance", et qui vous lisent...et bien sûr veulent en savoir plus.
Comment être crédible quand cela en arrive à des joutes verballes et autres.
Je ne porte la pierre à personne, mais soyez constructifs. Je parle à ceux qui semblent avoir la science infuse.

On ne se "crêpe pas le chignon", on échange des points de vue. Pas avec le discours de la méthode mais plutôt par un discours méthodique.

Nous n'avons pas lé prétention d'avoir la science infuse mais plutôt un certains intérêt pour les cultures diverses de ce monde et c'est par l'échange et la discussion que jaillit la lumière d'une nouvelle raison.

Ne nous en veux pas d'avoir la curiosité et l’envie de comprendre au mieux ce monde qui est notre.
Gragor - Conviction : Indéfini
Fanatique | 29 Jun 12 18:39:07 | 0 commentaires | 431 Pts | 1 vidéos | 🔗
JLuc22 a écrit:
T'es un marrant toi, quand on parle du Déluge on parle du Déluge biblique et pas d'autre chose. Le Déluge c'est un événement qui se serait produit il y a environ 5.000 ans et qui aurait touché l'ensemble des terres connues par les peuples du Moyen Orient et auquel Noë aurait échappé sur l'Arche. Le Déluge ce n'est pas ce qui s'est peut être passé 7.000 ans plus tôt sur un continent dont les juifs n'avaient jamais entendu parler.

Effectivement, si le déluge a obligatoirement eut lieu il y a 5000 ans, et si il a du frapper le peuple juif, alors t'as raison. C'est un mythe.

Pour rejoindre les autres commentaires, je te conseillerais de te renseigner un peu plus sur le sujet avant de te lancer dans des affirmations un peu légères.

Les histoires bibliques des 5 premiers livres (Genèse, déluge etc...) sont bien antérieures à 5OOO ans puisqu'elles sont héritées de civilisations plus vieilles que celles des hébreux. Elles sont en plus certainement issues d'une longue tradition écrite, et peut-être même d'une longue tradition orale. ce qui peut faire remonter les choses très loin du coup.

A part ça, j'suis tout d'accord avec Uncestleo.

Les mythes, c'est une part de notre histoire; à peine cachée.
Clef de Sol - Conviction : Entre deux
Mentor | 29 Jun 12 18:15:10 | 0 commentaires | 764 Pts | 1 vidéos | 🔗
huncestleo a raison, ce n'est pas la peine de vous crêper le chignon pour débattre sereinement sur ce genre de sujet.

Songez à ceux qui n'ont pas forcément votre "culture", ou votre "connaissance", et qui vous lisent...et bien sûr veulent en savoir plus.
Comment être crédible quand cela en arrive à des joutes verballes et autres.

Je ne porte la pierre à personne, mais soyez constructifs. Je parle à ceux qui semblent avoir la science infuse.
huncestleo - Conviction : Sceptique
Curieux | 29 Jun 12 17:49:23 | 0 commentaires | 135 Pts | 7 vidéos | 🔗
Win a écrit:
Euh, non pas vraiment marrant je suis, mais ce qui est risible c'est que tu assimiles encore ce cataclysme au fait d'une religion, là ou je te parle d'un cataclysme que toutes les Traditions du monde parlent.

Je parle d'un cataclysme naturel qui est à la base de tous les mythes fondateurs, et qui est resté dans l'imaginaire humain.

Il n'y a pas que le Déluge biblique il me semble, les sumériens, les hopis, les mayas et nombres de sociétés en font références.

Au fait qu'en sais tu si les juifs ne connaissaient pas un autre continent ? Tu avances encore des choses qui sont pour l'heure des théories qui doivent être encore vérifiées. Connais tu la mystique juive ? Comme la mystique grecque ? Ou toutes autres mystiques qui n'ont rien de mystificateur.

Je le redis, tu ne prêtes attention qu'à une forme de science, celle qui se base sur rien pour fonder un tout. Cette même science qui relègue la connaissance des autres sociétés au rang de mythe.

Je te conseille de lire "Mondes en collision" de Immanuel Velikovsky, et que ce livre bien que démonté par nombres de scientifiques, à démontrer la connaissance d'un homme qui a su écouter ce que les Traditions avaient à dire. Tu devrais en prendre de la graine au passage.

Merci pour cette remarque

Des faits, des faits, des faits Le reste n'est que conjecture et jugement de valeurs, et ça ne vaut rien dans un débat digne de ce nom et intéressant. Je poste pour débattre, pas pour imposer mon point de vue. C'est plus ensemble en apprenant des choses et en me faisant expliquer une autre hypothèse que je pourrais avancer dans ma réflexion plutôt que me boucher les oreilles et railler mon interlocuteur lorsque celui-ci me dit des choses qui me dérangent parce qu'elles sont pertinentes et me laissent sans voix.
Win - Conviction : Indéfini
Fanatique | 29 Jun 12 15:55:25 | 1895 commentaires | 2153 Pts | 246 vidéos | 🔗
JLuc22 a écrit:
T'es un marrant toi, quand on parle du Déluge on parle du Déluge biblique et pas d'autre chose. Le Déluge c'est un événement qui se serait produit il y a environ 5.000 ans et qui aurait touché l'ensemble des terres connues par les peuples du Moyen Orient et auquel Noë aurait échappé sur l'Arche. Le Déluge ce n'est pas ce qui s'est peut être passé 7.000 ans plus tôt sur un continent dont les juifs n'avaient jamais entendu parler.

Euh, non pas vraiment marrant je suis, mais ce qui est risible c'est que tu assimiles encore ce cataclysme au fait d'une religion, là ou je te parle d'un cataclysme que toutes les Traditions du monde parlent.

Je parle d'un cataclysme naturel qui est à la base de tous les mythes fondateurs, et qui est resté dans l'imaginaire humain.

Il n'y a pas que le Déluge biblique il me semble, les sumériens, les hopis, les mayas et nombres de sociétés en font références.

Au fait qu'en sais tu si les juifs ne connaissaient pas un autre continent ? Tu avances encore des choses qui sont pour l'heure des théories qui doivent être encore vérifiées. Connais tu la mystique juive ? Comme la mystique grecque ? Ou toutes autres mystiques qui n'ont rien de mystificateur.

Je le redis, tu ne prêtes attention qu'à une forme de science, celle qui se base sur rien pour fonder un tout. Cette même science qui relègue la connaissance des autres sociétés au rang de mythe.

Je te conseille de lire "Mondes en collision" de Immanuel Velikovsky, et que ce livre bien que démonté par nombres de scientifiques, à démontrer la connaissance d'un homme qui a su écouter ce que les Traditions avaient à dire. Tu devrais en prendre de la graine au passage.
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