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Biocarburants : Une menace pour la planète ?





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Biocarburants : Une menace pour la planète ? - Vu 4975 fois.

Les promoteurs des biocarburants vantent leurs mérites à grand renfort d’arguments écologiques imparables. Non polluante, facile à produire et entièrement renouvelable, cette énergie serait censée incarner la solution indispensable au bien-être futur de l’humanité face aux épouvantails de la raréfaction des ressources pétrolifères et du réchauffement climatique. Mais derrière ces discours officiels, souvent relayés sans aucune analyse, se cache une réalité bien différente. La culture de l’huile de palme, matière première indispensable à la fabrication des biocarburants, entraîne en effet de graves conséquences écologiques et sociales : destruction des forêts primitives, empoisonnement des sols, disparition d’espèces animales, exode des populations, misère, famine... Principal producteur mondial d’huile de palme, l’Indonésie est aussi le pays le plus touché par les ravages liés à cette production effrénée d’ «or vert ». De Bornéo à Sumatra, les réalisateurs de ce documentaire sont allés enquêter sur le terrain.

. Commerce juteux

Le reportage débute à Singapour. Cette Cité-État est devenue la plaque tournante mondiale du commerce d’huile de palme. D’énormes quantités de cette substance transitent quotidiennement par son port. Déjà utilisée dans l’alimentation et les cosmétiques, l’huile de palme a vu sa production – et ses cours ! – s’envoler depuis qu’elle est au centre de nouvelles convoitises liées à la fabrication de biocarburants, dont elle est l’indispensable matière première.

Henri BARDON, trader et patron d’une société spécialisée dans l’exportation d’huile de palme, explique aux journalistes que cette substance est devenue le nouvel « or vert », après l'or noir du pétrole au 20ème siècle. Avec la tonne achetée 300 ou 400 $ pour être revendue trois fois plus sur le marché, on comprend aisément pourquoi ! Qui plus est, cette ressource est inépuisable, les plantations pouvant en effet assurer une production en continu. Dans ce contexte, toutes les conditions semblent réunies pour que l’huile de palme génère une véritable fièvre économique, amenant certains pays à se ruer sur sa production.

. L’Indonésie, locomotive de la production mondiale

C’est le cas de l’Indonésie, 2ème producteur mondial d’huile de palme derrière la Malaisie. Dans ce gigantesque archipel composé de plus de 17000 îles, près de 6 millions d’hectares de palmiers à huile ont déjà été plantés. L’objectif du gouvernement est de franchir le cap des 20 millions d’hectares en 2020, ce qui en dit long sur l’essor fulgurant de cette culture. L’enjeu est de répondre à la demande de biodiésel, ce biocarburant dont rêvent tous les grands pays industrialisés pour remplacer le pétrole déclinant, et dont l’huile de palme constitue l’un des ingrédients de base.

Paradoxe : alors que le pays est littéralement recouvert par les plantations de palmiers à huile (Elaeis guineensis), l’Indonésie est en proie à une grave pénurie de diésel due à l’augmentation des cours du pétrole. Les autorités se sont donc lancées dans une politique visant à utiliser massivement les biocarburants en remplacement des carburants fossiles. Ce choix politique n'a fait qu'aiguiser un peu plus l’appétit des planteurs, qui bénéficient désormais de l'appui inconditionnel des autorités pour développer leur production.

. Déforestation

Bien entendu, l’implantation frénétique de nouvelles plantations un peu partout dans le pays est loin d’être anodine pour l’environnement et les populations qui vivent sur ces territoires convoités par les planteurs. La déforestation est la première – et la plus spectaculaire – des conséquences de l’essor de la production d’huile de palme.
A Pangkalan Bun, les journalistes découvrent la réalité de ce phénomène. Car il faut dégager de nouvelles terres cultivables pour accompagner le développement des plantations de palmiers à huile, et cela suppose de gagner ces territoires sur la forêt primitive. En remontant le fleuve en direction du Nord, les reporters arrivent à Tapin Bini, berceau des Dayaks (peuples natifs de l’Indonésie) de l’ethnie Tuyun. Il y a deux générations, les Tuyuns étaient animistes et vivaient en autarcie. Protestants et sédentarisés depuis le passage des colons Hollandais, ils n’en sont pas moins restés un peuple de la forêt. C’est elle qui leur fournit leur nourriture ainsi que les plantes grâce auxquelles ils se soignent. Il n’y a pas si longtemps, ils vénéraient encore ses Esprits. La forêt est aussi le cimetière de leurs ancêtres, c’est pourquoi les Tuyuns vivent la déforestation en cours comme un véritable sacrilège, une atteinte à leurs racines les plus sacrées.

Guidés par le chef du village vers un endroit de la forêt qui sert de sanctuaire aux Tuyuns, les journalistes assistent à une cérémonie rituelle censée favoriser leur entrée dans ce lieu sacré. Les Esprits des Ancêtres sont invoqués. On boit le tuwak, un alcool de palme, la boisson des Tuyuns. Dans la partie de la forêt où se trouvent les sépultures des ancêtres, les journalistes constatent que la plupart de celles-ci ont été pillées par des trafiquants d’objets rituels. Mais une menace bien plus sérieuse pèse sur le sanctuaire des Tuyuns : l’entreprise PT. PILAR, une grosse multinationale, vient en effet d’acquérir 15 000 hectares de forêt qui englobent cette zone pour y installer une plantation de palmiers à huile. Pour les Tuyuns, cela signifie la fin du monde qu’ils ont connu jusqu’ici. Le chef du village évoque la difficulté du combat qu’il mène contre l’entreprise et les décideurs politiques, qui n’ont aucun scrupule à voir le territoire sacré des Tuyuns disparaître pour laisser la place aux palmiers à huile. Face à l’argument financier que représentent ces plantations, aucune contestation ne tient longtemps, et le chef du village ne se fait guère d’illusion sur ses chances d’infléchir le cours des événements. D’ici peu, à Tapin Bini comme dans des centaines d’autres endroits dans le pays, la forêt laissera la place aux plantations de palmiers.

. Flou juridique

Pour s’emparer de ces gigantesques parcelles de forêt, les autorités et les grandes compagnies misent sut un flou juridique inhérent au mode de fonctionnement des Dayaks. Ici, la terre appartient à celui qui la défriche et la cultive. Il n’existe pas de titres de possession, pas de limites établies. C’est pour remédier à cette situation que les associations de défense des Dayaks tentent de cartographier précisément les régions menacées par l’appétit des producteurs d’huile de palme, afin de figer leurs contours. Mais ce n’est pas facile, car cette façon de procéder va à l’encontre de la culture ancestrale des Dayaks. Un important travail pédagogique doit donc être effectué pour les convaincre de la nécessité de revendiquer les terres sur lesquelles ils vivent.

. Pasionaria des singes

Malgré leur fatalisme, les Dayaks ont trouvé une alliée de poids dans leur combat contre les grandes sociétés qui exploitent l’huile de palme en la personne de Birute Marie GALDIKAS. Vivant sur l’île de Bornéo, cette scientifique, défenseur de la forêt Indonésienne et spécialiste mondiale des orangs-outans, lutte contre la déforestation, principale cause de la destruction de leur milieu naturel. Les chiffres sont alarmants : l’organisation Greenpeace parle de la disparition de l’équivalent d’un terrain de football toutes les dix secondes, soit 1 800 000 hectares de forêt primitive anéantis chaque année. L’objectif des autorités Indonésiennes étant de planter 14 000 000 d’hectares supplémentaires dans les années à venir, les scientifiques estiment qu’à ce rythme l’Indonésie aura perdu toute sa forêt tropicale d’ici 15 ans.

Cela fait des années que le Professeur Birute GALDIKAS tire la sonnette d’alarme sur les dangers de la surexploitation du palmier à huile. Considérant avec fatalisme que le combat de l’intérieur est perdu, les autorités Indonésiennes ne pouvant plus revenir en arrière, elle tente désormais d’alerter l’opinion publique internationale sur les ravages liés à la consommation d’huile de palme, espérant ainsi faire reculer la demande.

Sa fondation, dédiée à la préservation de l’habitat naturel des orangs-outangs, tente de racheter des parcelles de forêt pour les soustraire à l’appétit des producteurs d’huile de palme. Les singes sont en effet les principales victimes de la déforestation. Quand la forêt est rasée, ils n’ont plus aucun habitat où aller et sont victimes des braconniers et des trafiquants d’animaux. Ceux qui tentent de s’installer dans les plantations de palmiers sont impitoyablement massacrés. La fondation du Professeur GALDIKAS essaie de les soustraire à ce destin funeste.

. Un Français dans la ronde

Le Professeur GALDIKAS a été rejoint dans son combat par un autre défenseur des primates, Aurélien BRULÉ. Ce Français, dit « Chanee », vit lui aussi à Bornéo, où il a où il créé l’Association Kalaweit en 1999, association qui œuvre à la protection et à la réhabilitation des gibbons. Lui aussi fait un constat des plus pessimistes sur la destruction du milieu naturel Indonésien. Les compagnies qui produisent l’huile de palme rachètent des parcelles de forêt de plus en plus vastes pour les défricher, provoquant des dommages considérables à l’écosystème. Outre la disparition de l’habitat primitif des primates, l’érosion des sols, qui ne sont plus fixés pas la forêt, constitue un autre problème majeur. Dispersés dans les rivières et les fleuves, ils y répandent les polluants dont ils sont chargés, provoquant la destruction de nombreuses espèces : loutres, martins-pêcheurs, crocodiles d’eau douce, etc.

Sa réserve de 25 000 hectares, qu’il a obtenue de haute lutte auprès des autorités Indonésiennes, sert aujourd'hui de sanctuaire aux gibbons. La dégradation du manteau forestier Indonésien, de plus en plus morcelé par les plantations de palmiers à huile, a porté un coup presque fatal à ces singes habitués à se déplacer uniquement dans la canopée. Contraints de traverser des espaces découverts en marchant sur le sol, ils ont été décimés par des virus et des maladies dont ils étaient préservés jusqu'ici.

Mais l’action exemplaire de ces deux défenseurs de l’environnement et des animaux ne doit pas faire oublier l’extrême gravité de la situation qu’ils dénoncent. Interrogés par les journalistes, tous les deux se montrent pessimistes. Pour avoir une chance de survivre, les primates ont besoin de vastes parcelles de forêts, or, celles-ci fondent comme neige au soleil sur tout l’archipel Indonésien. Dans un avenir proche, il se pourrait donc que toutes les populations de singes aient disparu.

. Le désert de Sumatra

Si la situation de la forêt primaire est préoccupante à Bornéo, elle est devenue dramatique sur l’île de Sumatra, transformée en une gigantesque plantation. Ici, les camions chargés de palmiers effectuent un va et vient incessant, attestant de la frénésie de l’exploitation de l’huile de palme. Les journalistes se rendent dans la province de Riau, dont la superficie équivaut à celle du Portugal. La déforestation y a pris l’aspect d’un véritable fléau. En l’espace de 20 ans, 60% de la forêt a disparu. Les industries du bois et du papier ont joué un rôle non négligeable dans cette déforestation, mais aujourd’hui ce sont les plantations de palmiers à huile, recouvrant d’immenses parcelles de l’île, qui ont pris le relais.

Pour satisfaire l’appétit gargantuesque des sociétés qui exploitent ces plantations, les paysans ont été dépossédés de leurs terres sans la moindre compensation. Ils tentent aujourd’hui de s’organiser en comités, mais la corruption des autorités locales est telle que leur combat semble perdu d’avance. A la fois révoltés et désabusés par cette situation, les paysans interrogés font tous le même constat effrayant : c’est l’huile de palme qui est à l’origine de leur ruine. Sans cette frénésie d’or vert qui s’est emparée de l’Indonésie toute entière, ils seraient encore sur leurs terres, et la forêt n’aurait pas été réduite à néant.

. Destruction des sols

Cette déforestation massive à une autre conséquence, moins spectaculaire mais tout aussi dramatique pour l’environnement : la destruction des sols. Les forêts Indonésiennes reposent en effet sur des tourbières, un écosystème unique et vital pour notre planète. Or, ces forêts sur tourbe stockent en moyenne 10 à 30 fois plus de carbone qu’une forêt classique. Lorsque la forêt disparaît, la tourbe s’assèche, libérant dans l’atmosphère des quantités considérables de gaz à effet de serre. Les scientifiques parlent de véritable bombe climatique à propos de ce phénomène qui vaut aujourd’hui à l’Indonésie de figurer au 3ème rang des pays les plus pollueurs de la planète, derrière les États-Unis et la Chine… Tout cela parce qu’elle détruit ses forêts ! Les images qui illustrent cette partie du documentaire sont proprement terrifiantes : à perte de vue s'étalent d’immenses étendues de forêt dévastée qui attendent d’être transformées en plantations. Des canaux ont été creusés pour assécher la tourbe, remplis d’une eau saturée de substances polluantes. Au nom d’une soi-disant énergie verte, c'est en fait une catastrophe écologique majeure qui se déroule dans cette région du monde !

. Discours d’entreprise

L’enquête se poursuit à Sumatra, 400 kilomètres plus au Nord. L’entreprise d’agrobusiness PT Smart, deuxième plus gros planteur du pays, y a établi un empire de 370 000 hectares répartis sur sept immenses plantations. A la surprise des journalistes, qui se sont jusqu’ici heurté à un mur de silence de la part des sociétés qui produisent l'huile de palme, PT Smart a accepté de leur ouvrir les portes de l’une de ses plantations. L’entreprise est-elle prête à jouer le jeu, ou bien s’agit-il pour elle de se livrer à une « propagande verte » en vue de dissimuler ses activités réelles ?

L’homme qui les reçoit, Jean-Pierre CALIMAN, est un Français. Ingénieur agronome spécialiste du palmier à huile, il travaille au sein de PT Smart en tant que responsable qualité. Il explique d’emblée que PT Smart s’est engagé dans une démarche de développement durable, c'est-à-dire à ne plus planter sur forêt primaire ni sur tourbe afin de minimiser l’impact environnemental de ses activités. Sur le terrain, cela se traduit aussi par la valorisation de la biomasse issue de la culture des palmiers à huile, qui est utilisée pour fertiliser les sols en remplacement des engrais chimiques. La société veille également à maintenir en permanence une couverture végétale au sein de ses plantations afin de protéger les sols. Mais la société n’en demeure pas moins responsable de la déforestation de 50 000 hectares de nouvelles terres par an, ce qui relativise quelque peu cet engagement en faveur du développement durable...

Un autre cheval de bataille de PT Smart concerne le domaine social. La firme a ainsi construit des centaines de logements pour ses 3500 employés, dont les salaires sont supérieurs à la moyenne du pays. Des écoles accueillent leurs enfants. PT Smart travaille également avec 40 000 petits planteurs indépendants, permettant à ceux-ci d’assurer leur subsistance. Le palmier à huile est ainsi devenu le poumon économique de toute cette région. Mais cette prospérité dissimule une réalité des plus alarmantes : désormais, c’est l’Indonésie toute entière qui est « accro » à l’huile de palme. L’économie du pays repose en effet exclusivement sur l’exploitation de cet or vert. Dans ces conditions, faire machine arrière apparait tout simplement comme impossible. L'Indonésie est condamnée à s’engager toujours plus en avant dans cette voie, privatisant son territoire au profit de sociétés comme PT Smart et hypothéquant gravement son avenir.

. Impératifs économiques

Pour évoquer cet aspect de la situation, les journalistes se rendent à Djakarta, où ils ont rendez-vous avec le PDG du groupe dont PT Smart est l’une des nombreuses filiales. Pour lui, il ne fait aucun doute que l’huile de palme est amenée à devenir l’une des principales sources de production de biocarburants dans les années à venir. Le déclin programmé des énergies fossiles combiné à l’extraordinaire rendement des palmiers à huile, qui permettent une production dix fois supérieure à celle d’autres végétaux, positionne en effet l’huile de palme comme la locomotive des énergies vertes.

Mais peut-on encore parler d’énergie verte quand on constate les ravages provoqués en amont par la production d’huile de palme ? La destruction de ses forêts primaires, l’empoisonnement de ses sols, la disparition de centaines d’espèces d’animaux sont-elles le prix à payer pour que l’Indonésie devienne l’un des géants de l’or vert de demain ? Avec un cynisme qui fait froid dans le dos, le PDG de PT Smart répond qu’à ses yeux l’argument économique doit prévaloir sur ces considérations écologiques. L’huile de palme est l’or vert de l’Indonésie, et cet or vert doit profiter aux Indonésiens.

Justement, qu’en est-il de la répartition de cette formidable manne financière issue du commerce de l’huile de palme ? Les Indonésiens vivent-ils mieux depuis que leur pays a pris les allures d’une gigantesque plantation de palmiers ? Au contraire, certains secteurs de la vie quotidienne comme l’alimentation et l’essence ont connu une augmentation des prix alarmante. Paradoxe suprême, l’huile de palme, qui est l’un des produits de base de l’alimentation en Indonésie, a vu son coût augmenter de 40% en quelques mois alors qu’elle n’a jamais été produite en des quantités aussi importantes. Mais l’essentiel de cette production va à l’exportation, ce qui soumet son cours aux fluctuations des marchés, manipulés par les spéculateurs. A plus ou moins brève échéance, cette situation risque de précipiter des millions d’Indonésiens dans la famine. De nombreuses familles vivent en effet avec moins de 3 € par jour et ne peuvent supporter la hausse du prix de l’huile de palme. La situation sociale de l’Indonésie est donc plus que jamais explosive à cause de cet or vert qu’elle produit pourtant en des quantités phénoménales.

. Crime contre l’humanité

Cette flambée des prix que l’on constate en Indonésie a lieu un peu partout ailleurs dans le monde. Pour la Banque Mondiale, ce sont les biocarburants qui en sont en grande partie les responsables. De plus en plus de terres sont en effet dédiées à leur production, menaçant les terres agricoles et provoquant une augmentation du prix des aliments sur les marchés. Jean ZIEGLER, homme politique Suisse et spécialiste des problèmes de la faim dans le monde, tire la sonnette d’alarme sur cette situation depuis des années. En octobre 2007, il a demandé à ce que l’ONU vote un moratoire pour que les pays du monde entier abandonnent leurs objectifs en matière de biocarburants. Il n’hésite pas de parler de crime contre l’humanité à leur sujet, tant les conséquences de leur production sont désastreuses sur les populations et les écosystèmes des pays concernés.

Dès lors, peut-on encore parler d’énergie verte à propos des biocarburants quand on constate les ravages qu’engendre leur production ? Doit-on encore les considérer comme une solution d’avenir quand on sait qu’ils participent à la destruction des forêts primitives, à l’empoisonnement des sols, à la paupérisation des populations, à l’anéantissement de centaines d’espèces d’animaux, et à l’augmentation du risque de famine mondiale? Le coût humain, écologique et économique à payer pour cette soi-disant énergie verte n'apparait-il pas comme exorbitant au regard de la mesquinerie du but visé : continuer à faire rouler nos voitures ?

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Complément : biocarburant



56 commentaire(s)

Infinity - 21 ans - 349 pts - aucune vidéo - Curieux - 08 Jan 12 18:01:06
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Lesquimo a écrit:
Nul doute qu'à 3:51, heure à laquelle tu a posté ce message d'amour, tu étais encore sous l'effet de l'alcool. La prochaine fois, je rajouterai donc un kikoolol ou un smiley de djeun's pour marquer un peu plus l'ironie.

Bonne journée à toi et ouvre un livre.

Un sacré personnage ce Lesquimo... Je te laisses les livres, j'ai peur de me froisser un muscle en en ouvrant un.

Tiens un petit smiley de "djeun's" : beurk

Ça doit être par ce que je suis encore bourré...
azstaroth - 30 ans - 98 pts - aucune vidéo - Aspirant - 08 Jan 12 17:43:13
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Waou...ironie peut être mais à l'écris, et sans smileys ni ponctuation adéquate, il est difficile de savoir puisque le ton de la voix n'y est pas.

De plus ce n'est pas un lieu prévu pour juger les autres. ce site est un lieu d'information et d'échange.

Donc les réflexions du genre "pathétique" et "va ouvrir un livre" n'ont rien à faire ici.

A bon entendeur salut!
Lesquimo - 32 ans - 549 pts - aucune vidéo - Chercheur - 08 Jan 12 10:05:57
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Infinity a écrit:
"Une remarque de pauvre", bah bravo Lesquimo, tu baisses de plus en plus dans mon estime. C'est quoi ces remarques qui ne servent à rien ? Plus pathétique, et là on peut le dire, qu'une pièce de Corneille.

Nul doute qu'à 3:51, heure à laquelle tu a posté ce message d'amour, tu étais encore sous l'effet de l'alcool. La prochaine fois, je rajouterai donc un kikoolol ou un smiley de djeun's pour marquer un peu plus l'ironie.

Bonne journée à toi et ouvre un livre.
Infinity - 21 ans - 349 pts - aucune vidéo - Curieux - 08 Jan 12 03:51:18
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Lesquimo a écrit:
C'est bien une remarque de pauvre ça. Comme si l'assurance de la Ferrari et l'entretien du bateau c'était donné.

Pathétique...

"Une remarque de pauvre", bah bravo Lesquimo, tu baisses de plus en plus dans mon estime. C'est quoi ces remarques qui ne servent à rien ? Plus pathétique, et là on peut le dire, qu'une pièce de Corneille.
Lesquimo - 32 ans - 549 pts - aucune vidéo - Chercheur - 08 Jan 12 01:41:50
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Je n'ai pas pour habitude d'utiliser des smileys pour faire passer une émotion.
pas-dupe a écrit:
Pour en revenir a la forme du cosmos, pour moi, personnellement, je penche plus pour un multivers, dont la forme peut faire penser a un paquet de bulles de savon.

Ce qui ne fait que déplacer le problème. Comment s'est formée la première bulle..?
azstaroth - 30 ans - 98 pts - aucune vidéo - Aspirant - 08 Jan 12 01:38:26
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Oui c'est une remarque de pauvres...j'espère que cette attaque personnelle est ironique.
C'est bien une remarque de pauvre ça. Comme si l'assurance de la Ferrari et l'entretien du bateau c'était donné.

Pathétique...

il va de soit que certains réussissent mieux que d'autres et je trouve cela normal (ils sont le droit de rouler en ferrari), mais pas au détriment de 7 milliard d'individus.

De plus un homme qui gagne déjà plusieurs millions d'euros par ans peut déjà payer sa ferrari un gros bateaux et tout ce qu'il lui faut pour ne pas être obligé de détruire un écosystème et ceux qui y vivent et en vive.

Autrement je pars du principe que je n'ai qu'à te prendre ta Ferrari et détruire ta maison pour en tirer des profits et te laisser dans ta misère...comme le font les "richissimes" qui s’installent dans ces pays pour l'huile de palmes puisque c'est le sujet!
Lesquimo - 32 ans - 549 pts - aucune vidéo - Chercheur - 08 Jan 12 01:29:01
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azstaroth a écrit:
Réponse: à une poignée d'être humains déjà richissime, qui n'ont aucun -je dit bien aucun- besoin de cet argent

C'est bien une remarque de pauvre ça. Comme si l'assurance de la Ferrari et l'entretien du bateau c'était donné.

Pathétique...
azstaroth - 30 ans - 98 pts - aucune vidéo - Aspirant - 08 Jan 12 00:44:21
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Pour répondre aux questions sur les carburants il existe un moteur qui fonctionne avec de l'eau...on met de l'eau sale et que ressort il ? H²O. donc totalement recyclable et propre...

J'ai aussi vaguement entendu parler d'un moteur à air comprimé. le système est simple on comprime de l'air dans un réservoir, le moteur en tournant en comprime u peu aussi ce qui économise un peu. ce moteur est aujourd'hui surtout un "hybride" puisqu'il fonctionne en partie grâce à un carburant (35L pour 1300 km d'autonomie).

En alliant ces 2 technologies on pourrait avoir des véhicules et pourquoi pas des centrales électriques ou tout autre système nécessitant une énergie mécanique totalement propres et non polluant...

Les brevets sont entre les mains des grandes industries mécaniques (automobiles entre autres) et des industrie pétrolières et affiliées...à méditer...

Erratum: le moteur à eau est un moteur hybride.

Voici 3 liens donnant des idées énergétiques.

http://www.dailymotion.com/video/xd620q_moteur-a-eau-reacteur-pantone_tech#rel-page-10

http://www.youtube.com/watch?v=JF1YTorR9SI&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=TyBu6KcOs_s&feature=related

Edit de Mulder.
- Pensez svp à vous servir de la fonction éditer lorsque vous avez besoin de compléter votre commentaire.
azstaroth - 30 ans - 98 pts - aucune vidéo - Aspirant - 08 Jan 12 00:35:05
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Quand l'homme comprendra t'il qu'une poignée, si énorme qu'elle soit,de dollars ou d'euros ne nourrira jamais ses enfants?...

Décidément le capitalisme effréné nous montre encore un sombre visage: les destructions de ressources naturelles essentielles,les éradications d'espèces végétales et animales à des fins "économiques",etc...

à qui profite tous ces bouleversements et pour combien de temps?

Réponse: à une poignée d'être humains déjà richissime, qui n'ont aucun -je dit bien aucun- besoin de cet argent, et ceci au détriment du reste de la planète.
mais ils oublient quelque chose de très important ces êtres soit disant développés et intelligents: lorsqu'il auront tout détruit ils mourront comme les autres dans leurs résidences d'or et d'argent.

ils auront en somme tués leurs propres enfants... frown
Hëldor - 21 ans - 17 pts - aucune vidéo - Nouveau - 05 Nov 11 17:54:12
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Il est vrai que nous pourrions trouver de nouveau moyen pour ce déplacer avec la technologie dont nous sommes doté aujourd'hui.

Les armées comme vous le dîtes s'approprient les trouvailles et il y a aussi les lobbies qui empêchent au maximum l'avancée et la commercialisation de ces nouveautés car ils perdraient énormément d'argent. C'est plus rentable pour eux mais pas pour notre planète.
extranéenne - 2853 pts - 93 vidéos - Véritologue - 05 Nov 11 17:19:16
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Elnaino59 a écrit:
J'imagine très bien un carburant non combustible, c'est à dire sans matière, sans résidu, contrairement au pétrole et aux biocarburants.

Le problème n'est pas tellement le carburant, mais le procédé, l’énergie qui enclenche la mécanique , d'un moteur, d'une centrale.

Oui comme les générateurs de hautes puissances pulsées, chercher à Z-machine , Z-pinches...
http://www-physique-chimie.cea.fr/interaction-rayonnement-matiere/electromagnetisme.html
La technique des hautes puissances pulsées est née en Allemagne en 1923...et après cela a encore évolué bien évidement ,le problème c'est encore une fois que la plupart du temps ces découvertes sont automatiquement,accaparées et développées à des fins essentiellement militaires..les applications civiles passent aux seconds plans, en gros on fabrique des armes ultra mega puissantes et "propre", plus facilement que des énergies propres pour vivre au quotidien...enfin c'est comme ça que je vois le truc perso smile
Elnaino59 - 19 ans - 520 pts - 6 vidéos - Chercheur - 05 Nov 11 16:23:06
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J'imagine très bien un carburant non combustible, c'est à dire sans matière, sans résidu, contrairement au pétrole et aux biocarburants.

Le problème n'est pas tellement le carburant, mais le procédé, l’énergie qui enclenche la mécanique , d'un moteur, d'une centrale.

Cette énergie les sociétés modernes la trouvent dans la combustion, principalement dans la chaleur, se fut avec le charbon, c'est encore avec le pétrole et le gaz ainsi que le nucléaire, se sera le cas avec le biocarburant.
On utilise de tant à autre les éoliennes comme "énergie mécanique", mais l’énergie solaire comme l’énergie thermique, reste la transformation de la chaleur en électricité.

Pour moi le futur réside dans la physique, car si l'on réfléchie bien, on est toujours au même stade que l'Homme préhistorique qui fait cuir son gibet après avoir découvert le feu, beaucoup de scientifiques pense que le feu fut une révolution qui mena l'humain vers une croissance exponentielle, qu'il soit démographique ou technologique. La prochaine révolution énergétique sera dans la captation de l’énergie physique, et ça n'a rien d'utopique, ceci nous fera sortir d'une certaine "primitivité", c'est selon moi un stade nécessaire et qui est largement possible en vu de nos prouesses technologiques.

Cette énergie physique est permanente, tant pour la cohésion des planètes, que pour la gravité , pour le champ magnétique terrestre et autres courants électromagnétiques. Nous sommes entourés d’énergie, car l'équilibre de notre univers est lui même énergie, énergie immense si ce n'est infinie, en vue de la croissance de l'univers, sans cesse en mouvement, sans cesse entrain de s'auto-régénéré.

Quand on voit la façon dont est battit notre univers, on remarque que chaque choses meurent , et que les corps sans vie sont réutilisés, et nourrissent de nouveaux objets, comme une étoile , explosant en super nova, donnant un nombre incroyable d'éléments pour d'autres planètes et étoiles, bref quand un objet stellaire meurt, ceci donne naissance à de nouveaux objets, quelque part dans l'univers.

Tout est devant nous, aussi bien quand on marche, que quand on lève les yeux au ciel, et qu'on voit des étoiles ou fait rare, une aurore boréale.

C'est entre autre l’énergie libre, l'énergie de la mécanique de l'univers, invisible mais incroyablement puissante,un puit sans fond où l'eau ne se tari jamais.
Moteur magnétique, hydraulique, gravitationnelle, électromagnétique, Moteur à rétro pulsation,qui s'auto-entretient ...

Les possibilités ne manquent pas, elles existent depuis déjà un bon bout de temps, et Nicola tesla qui à découvert entre autre l’énergie du vide nous la prouvé.

Il suffit de l'appliquer à nos besoins, à nos nécessités, de les adapter à nos demandes techniques et matérielles, et l'ingéniosité de l'Homme le permet largement, mais son orgueil ne tolère pas une telle chose, se serai remettre en cause tout un monde et toute une pensée de l'univers.
Hëldor - 21 ans - 17 pts - aucune vidéo - Nouveau - 05 Nov 11 15:21:14
Conviction : Convaincu
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D'après vous que pourrais-t-être le carburant du futur?
une matière provenant de l'espace?

Un procédé permettant de ne plus utilisé de carburant( je pense que c'est quand même une utopie)

De l'énergie accumulé venant de l'espace-temps( j'ai pensé à la série de science-fiction stargate smile).

Désolé mais même si c'est un peu bizarre, je trouve l'idée intéressante et il se pourrais pourquoi pas qu'un système similaire utilisant des moyens différents puissent exister un jour)
extranéenne - 2853 pts - 93 vidéos - Véritologue - 05 Nov 11 14:58:28
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AlMick a écrit:
Bio carburant véritable danger pour le pétrole...

Pas seulement si tu regardes la vidéo..je me demande même si ce ne serait pas plutôt dans son intérêt, dans le sens ou en obligeant à incorporer un pourcentage de
biocarburant dans les carburants traditionnels, tu prolonges de façon tout aussi malsaine, la continuité de l'utilisation du pétrole, en contournant ou retardant un certain appauvrissement des réserves et exploitations..ben oui toujours du pétrole qu'on rallonge avec des biocarburants..

enfin c'est comme cela que je vois le truc perso smile
AlMick - 35 ans - 87 pts - 13 vidéos - Aspirant - 05 Nov 11 14:46:24
Conviction : Convaincu
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Bio carburant véritable danger pour le pétrole...

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